La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Pauline Peyrade – Les habitantes

Entretien mené par Sophie Joubert

Dans un hameau au cœur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes, Emily vit avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison….

Une quête qui mène Emily à renouer avec sa demi-sœur Anna, dans laquelle chiennes, hirondelles, abeilles et champs de chanvres l’accompagnent au même plan que les autres personnages.

À lire – Pauline Peyrade, Les habitantes, Les Éditions de Minuit, 2026

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Hugo Lindenberg – Les années souterraines

Entretien mené par Raphaëlle Leyris

“L’enfance, ce chemin de ronces, je m’en suis extirpé avec tant de hâte. Elle réside tout entière, images, goûts, sensations, entre les murs de cet immeuble du 15ème arrondissement de Paris, chez mon père, où j’ai croupi dix ans, du jour de la mort de ma mère à mes quinze ans.”

Ouvrir la porte de l’appartement honni. Retracer pièce par pièce les souvenirs de ce qui s’est joué jadis. Puis partir en ayant pris soin de laisser l’enfance là où elle a eu lieu, encagée elle aussi. C’est le rêve, intime et universel, des enfants grandis, que Hugo Lindenberg met en scène dans une langue somptueuse.

À lire – Hugo Lindenberg, Les années souterraines, Flammarion, 2026

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Ryoko Sekiguchi – Venise, millefleurs

Entretien mené par Sophie Joubert
Collaboration artistique : Maxime Matias

Et si l’esprit d’un lieu se révélait moins dans ses monuments que dans les choses les plus évanescentes, ses fleurs, ses odeurs et ses saisons ? À partir de l’herbier d’Ilaria, botaniste vénitienne du XIXe siècle, Ryoko Sekiguchi imagine un roman pour appréhender l’âme végétale de Venise. Guidée par ce double d’un autre temps, elle part à la rencontre de celles qui aujourd’hui défendent une ville irriguée par la nature : « Sans doute étais-je lassée du nombre de romans écrits sur Venise par des hommes qui projetaient sur la ville une image féminine pour mieux la fantasmer. »

Ryoko Sekiguchi partagera avec nous ce soir, de toutes sortes de façons, ses fragments d’herbier.

À lire – Ryoko Sekiguchi, Venise, millefleurs, P.O.L., 2026

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Delphine de Vigan – Je suis Romane Monnier

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

« Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j’exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide… qui n’existe plus. »

Qui est Romane Monnier ? D’elle, il ne reste qu’un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.

À lire – Delphine de Vigan, Je suis Romane Monnier, Gallimard, 2026

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Lionel Shriver – Hystérie collective

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos
Interprète : Marguerite Capelle

États-Unis, 2011. Le mouvement pour la Parité Mentale est tout-puissant. Les américains l’ont bien intégré : il n’y a pas d’inégalité intellectuelle, tout le monde est intelligent, la discrimination à la bêtise relève du crime de haine.

Plus de notes, plus d’examens, et les entretiens d’embauche sont strictement encadrés. Les écoliers peuvent être renvoyés s’ils utilisent le « S-word » (Stupide). Professeur d’anglais à l’université, Pearson ne l’entend pas de cette oreille. Dans sa salle de cours, elle assiste impuissante à l’inexorable nivellement par le bas de ses étudiants. Heureusement, il lui reste sa meilleure amie Emory pour évoquer ce sujet désormais socialement tabou. Les deux femmes se connaissent depuis l’adolescence, la confiance entre elles est totale. Ou du moins Pearson le croyait-elle…

À lire – Lionel Shriver, Hystérie collective, trad. de l’anglais par Catherine Gibert, Belfond, 2026