La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Valentine Goby – Murène

Valentine Goby – Murène

Accompagnée de Xavier Llamas à la guitare

Hiver 1956 dans les Ardennes : François, un bel et athlétique jeune homme de 22 ans, est très gravement électrocuté. La vie, tragiquement modifiée, la vie calcinée, mais c’est la vie qui continue et s’accroche, malgré le corps mutilé. Car François survit. Et la suite est un combat entre désespoir et métamorphose. La médecine et l’appareillage ne parviennent pas à compenser ce corps manquant. C’est l’eau des piscines qui lui donnera la sensation de la plénitude : grâce à elle, l’obstacle devient une chance et ouvre la voie à tous les possibles.

Murène s’inscrit dans cette part d’humanité où naît la résilience, ce champ des possibilités humaines qui devient, malgré les contraintes, une promesse d’échappées. Car bien au-delà d’une histoire de malchance, ce roman est celui d’une métamorphose qui nous entraîne, solaire, vers l’émergence du handisport et jusqu’aux Jeux paralympiques de Tokyo en 1964.

À lire – Valentine Goby, Murène, Actes Sud, 2019.

Le mardi 29 octobre 2019 - 20H00

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Rebecca Lighieri - Il est des hommes qui se perdront toujours

Rebecca Lighieri - Il est des hommes qui se perdront toujours
Rencontre animée par Sophie Joubert

"Il est des hommes qui se perdront toujours" est un roman noir, au sens où il ambitionne de dire quelque chose du monde social, de sa dureté, de sa folie, de sa barbarie. Un roman qui se confronte aux forces du mal, qui raconte l’enfance dévastée, l’injustice, le sida, la drogue, la violence dans une cité de Marseille entre les années 80 et 2000.

Le narrateur, Karel, est un garçon des quartiers Nord. Il grandit dans la cité Antonin Artaud, cité fictive adossée au massif de l’Etoile et flanquée d’un bidonville, « le passage 50 », habité par des gitans sédentarisés. Karel vit avec sa sœur Hendricka et son petit frère Mohand, infirme. Ils essaient de survivre à leur enfance, entre maltraitance, toxicomanie, pauvreté des parents, et indifférence des institutions. Le roman s’ouvre sur l’assassinat de leur père. Les trois enfants vont s’inventer chacun un destin. Karel s’interroge : « Qui a tué mon père ? » Et fantasme sur la vie qu’il aurait pu mener s’il était né sous une bonne étoile, s’il avait eu des parents moins déviants et moins maltraitants. Il se demande s’il n’a pas été contaminé par la violence, s’il n’est pas dépositaire d’un héritage à la fois tragique et minable, qui l’amènerait à abîmer les gens comme son père l’a fait. Il veille sur son petit frère et voit sa sœur réussir une carrière au cinéma.

C’est aussi le roman de Marseille, d’avant le MUCEM et d’avant la disparition du marché de la Plaine, qui constitue la géographie sentimentale du livre. Et c’est une plongée romanesque dans toute une culture populaire dont l’auteure saisit l’énergie et les émotions à travers les chansons de l’époque, de Céline Dion à Michael Jackson, en passant par IAM , Cheb Hasni, Richard Cocciante ou Elton John.

À lire – Rebecca Lighieri, Il est des hommes qui se perdront toujours, P.O.L, 2020.

Enregistrement le 10 juin 2020

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Masterclass avec Philippe Jaenada - « Entre fait divers et enquête romanesque »

Masterclass avec Philippe Jaenada « Entre fait divers et enquête romanesque »

Après sept romans tirés de sa propre existence, Philippe Jaenada reçoit le prix Femina pour La Serpe (Julliard) en 2017. Pour la troisième fois, Il s’empare d’un fait divers (triple meurtre impliquant Henri Girard en 1941), enfile le vêtement de détective et part à la conquête « des petites choses qui dérapent, des détails qui interpellent ». Il entraîne le lecteur vers des zones laissées dans l’ombre, manie l’art de la digression et de la parenthèse avec beaucoup d’humour. « Je ne vais pas entrer dans les détails, sinon, je suis foutu » nous dit-il dans son roman de 640 pages.

De 10h à 13h.

Masterclass organisée par Aleph-Écriture.

À lire – Philippe Jaenada, La Serpe, Julliard, 2017.

Le samedi 30 mars 2019 - 10H00

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Verdier, 40 ans d’édition : Pierre Michon & Paul Audi

Verdier, 40 ans d’édition : Pierre Michon & Paul Audi

Rencontre animée par Johan Faerber

À l’occasion des 40 ans des éditions Verdier et pour fêter l’esprit de leur beau catalogue, un dialogue entre deux auteurs phare de la maison, Pierre Michon et Paul Audi, autour de la création esthétique (littéraire, artistique, philosophique). Dialogue qui donnera notamment l’occasion de présenter en avant-première le nouvel ouvrage de Paul Audi. Faisant suite à Créer (Verdier 2010), Curriculum prend le parti de jauger l’esth/éthique à l’aune des pensées de Nietzsche, Sartre, Lacan, Derrida, Foucault… En dressant un tableau ordonné de l’évolution de sa pensée, Paul Audi laisse alors entendre que celle-ci ne peut plus laisser dans l’ombre ce qu’elle a jusqu’à présent soigneusement tenu à l’écart : son enjeu politique.

À lire – Une large partie de l’œuvre de Pierre Michon est publiée aux éditions Verdier. Paul Audi, Curriculum, Verdier, 10 octobre 2019.

Le mercredi 2 octobre 2019 - 19H00

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Arno Bertina - L'âge de la première passe

ARNO BERTINA - L’ÂGE DE LA PREMIÈRE PASSE
Lecture par l'auteur

« Ceci n’est pas un essai sur le Congo. Cinq longs séjours, à l’invitation d’une ONG, ne permettent pas d’écrire sur un pays. Ce n’est pas non plus un récit de voyage. Alors quoi? C’est assurément un livre sur les filles des rues que j’ai rencontrées à Pointe-Noire et Brazzaville, dont j’ai voulu décrire la force et les blessures. Mineures n’ayant pas d’autres ressources que la prostitution, souvent orphelines et déjà mères, elles se métamorphosent dès la nuit tombée pour « faire la vie ». Mais peut-être est-ce aussi un livre sur ce monde qui est le leur, avec sa misère et ses mystères, et sur ce qu’il a déplacé en moi… »

À lire – Arno Bertina, L’âge de la première passe, Verticales, 2020 – Faire la vie, Sometimes, 2020.