La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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JOURNÉE ITALISSIMO : L’ART DE LA JOIE DE GOLIARDA SAPIENZA

JOURNÉE ITALISSIMO : L’ART DE LA JOIE DE GOLIARDA SAPIENZA
Lecture par Anna Mouglalis

Italissimo ce sera début juillet et – toute l’équipe du festival croise les doigts – en présence du fidèle public de la manifestation. Dans cette attente, le festival adresse un signe à ses spectateurs : une journée de rencontres et de lectures construites autour Dante et Goliarda Sapienza, deux piliers de la culture italienne, que réunit un pont de cinq siècles.

Goliarda Sapienza n’a pas connu l’ampleur de sa renommée actuelle. Née en 1924 à Catane, ses parents, socialistes opposants au régime fasciste, lui donnent une éducation libre, loin des systèmes imposés. D’abord comédienne, elle se consacre à l’écriture à la fin des années 1960. Son livre devenu culte, L’Art de la joie, sera d’abord refusé à la publication en Italie et il faudra attendre la traduction française posthume en 2005 pour qu’il soit enfin et justement reconnu. Depuis, les lecteurs ont découvert l’œuvre exceptionnelle de Sapienza, une « autobiographie des contradictions » où s’entremêlent récits de vie et épisodes imaginaires.

L’Art de la joie c’est le roman d’une vie, celle de la Sicilienne Modesta, née sur les pentes de l’Etna en 1900. Le chaos misérable de son enfance et les hasards de l’existence font d’elle l’héritière insoumise d’une famille de nobles dégénérés. Il ne s’agit pas pour autant d’un conte de fée moraliste. Le récit du destin de Modesta, que Goliarda Sapienza a mis dix ans à écrire, est un intense roman d’apprentissage où la foi en la liberté, personnelle, sociale et politique, exulte. Anna Mouglalis, qui prête sa voix profonde à la lecture de ce texte, confesse avoir été modifiée par ce livre, il a « changé [son] regard sur le monde. »

Les éditions du Tripode, qui ont permis la redécouverte de cet immense roman en 2005, se sont engagées dans la publication des œuvres complètes de Goliarda Sapienza.

Avec le soutien de l’Ambassade d’Italie en France et du Consulat italien.

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JOURNÉE ITALISSIMO : « DANTE, LE LIEU OÙ NOUS… »

JOURNÉE ITALISSIMO : « DANTE, LE LIEU OÙ NOUS… »

Par Patrick Boucheron & Mélanie Traversier

Italissimo ce sera début juillet et – toute l’équipe du festival croise les doigts – en présence du fidèle public de la manifestation. Dans cette attente, le festival adresse un signe à ses spectateurs : une journée de rencontres et de lectures construites autour Dante et Goliarda Sapienza, deux piliers de la culture italienne, que réunit un pont de cinq siècles.

De Dante Alighieri, le « père de la langue italienne », cette année marque le 700e anniversaire de la mort. Sa Divine Comédie, chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvre, célèbre en trois chants, de l’Enfer au Paradis, en passant par le Purgatoire, la représentation du monde catholique au Moyen-Âge. Le texte est devenu une référence incontournable de la culture occidentale, son influence est incommensurable.

Au dernier chant du Paradis, Dante s’écrie : « veder voleva come si convenne/l’imago al cerchio e come vi s’indova », « Je voulais voir comment se joint/l’image au cercle et comment elle s’y… » Elle s’y quoi ? Elle s’y noue ? Que désigne indovarsi, néologisme désignant l’élan, l’élan de se mettre dans le lieu où… ? Et ce lieu, y sommes-nous encore ? Comment traduire ce vers ? Dante guide son lecteur dans le périple de l’invention poétique. La comédienne Mélanie Traversier, et l’historien Patrick Boucheron proposent de prêter l’oreille à cette politique d’un parler commun, pour que la langue souveraine et maternelle renaisse sous nos pas.

Avec le soutien de l’Ambassade d’Italie en France et du Consulat italien.

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JOURNÉE ITALISSIMO – « LA VRAIE VIE DE DANTE 1265-1321 »

JOURNÉE ITALISSIMO – « LA VRAIE VIE DE DANTE 1265-1321 »
Avec Alessandro Barbero & Diego Marani
Rencontre animée par Fabio Gambaro

Italissimo ce sera début juillet et – toute l’équipe du festival croise les doigts – en présence du fidèle public de la manifestation. Dans cette attente, le festival adresse un signe à ses spectateurs : une journée de rencontres et de lectures construites autour Dante et Goliarda Sapienza, deux piliers de la culture italienne, que réunit un pont de cinq siècles.

De Dante Alighieri, le « père de la langue italienne », cette année marque le 700e anniversaire de la mort. Sa Divine Comédie, chef d’œuvre parmi les chefs d’œuvre, célèbre en trois chants, de l’Enfer au Paradis, en passant par le Purgatoire, la représentation du monde catholique au Moyen-Âge. Le texte est devenu une référence incontournable de la culture occidentale, son influence est incommensurable.

L’historien médiéviste et romancier Alessandro Barbero publie une biographie trépidante du héraut des lettres italiennes. Un portrait vivant qui révèle l’homme de son temps, loin de la sacralisation du Poète à laquelle se livrent bien des commentateurs ! « Je ne cherche pas à expliquer pourquoi, sept cents ans après la mort de Dante, il vaut encore la peine de lire La Divine Comédie : je raconte la vie d’un homme du Moyen Âge, qui eut des parents, des oncles, des tantes et des grands-parents, qui alla à l’école, tomba amoureux, se maria et eut des enfants, s’engagea dans la politique et fit la guerre, connut des succès et des malheurs, la richesse et la pauvreté. Sauf que cet homme est l’un des plus grands poètes qui aient jamais foulé la terre. »

Avec le soutien de l’Ambassade d’Italie en France et du Consulat italien

À lire – Alessandro Barbero, Dante, trad. de l’italien par Sophie Royère, Flammarion, 2021.

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CLÉMENTINE BEAUVAIS – DÉCOMPOSÉE

CLÉMENTINE BEAUVAIS – DÉCOMPOSÉE
Lecture par l’auteure
Rencontre animée par Elise Lépine

« Au bord d’un chemin, une femme gît, en décomposition.
Passant par là au bras de son aimée, un poète se délecte
de cette vue infâme. »

Clémentine Beauvais revisite avec audace le célèbre poème « Une charogne » de Charles Baudelaire. Elle imagine le destin de cette femme que l’histoire a bafouée, la faisant prostituée, chirurgienne, avorteuse, puis tueuse en série.

Un court roman à la forme inventive, impertinent et engagé.

À lire – Clémentine Beauvais, Décomposée, coll. « Iconopop », L’Iconoclaste, 2021.

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ANGÉLIQUE KIDJO – JE CHEMINE AVEC…

ANGÉLIQUE KIDJO – JE CHEMINE AVEC…
Rencontre animée par Soro Solo

« Avant d’être femme, avant d’être noire, je suis un être humain. Née dans une famille de dix enfants, au Bénin, j’ai reçu une éducation atypique. Mes parents étaient féministes : filles comme garçons, nous allions tous à l’école et participions équitablement aux tâches ménagères. Ils ne nous dictaient jamais notre conduite mais nous incitaient à nous remettre en question. Nous avons appris à associer la tête et le cœur à nos réflexions. Cela me définit bien : je suis cette personne à qui on a enseigné la tolérance. Et la musique, bien sûr, est inscrite au cœur de ma personnalité. Mon père jouait du banjo, ma mère chantait. C’est elle qui m’a appris à chanter. »

Angélique Kidjo est l’une des plus grandes voix venue d’Afrique. Décrétée « première diva africaine » par le Time Magazine, couronnée de quatre Grammy Awards, elle associe avec brio musiques traditionnelles de son Bénin natal à d’autres genres musicaux, pop, jazz, reggae… Chacun de ses albums est intimement lié à l’histoire de l’Afrique et à la défense des droits humains. Ambassadrice de bonne volonté à l’Unicef depuis 2002, elle a créé sa propre fondation, Batonga, en 2006.

Dans le cadre de Saison Africa 2020 (www.saisonafrica2020.com/fr)

À lire – Angélique Kidjo, Je chemine avec…, Seuil, 2021.