La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Les Poétiques de Christiane Taubira

Les 25 ans de la loi Taubira

Cette soirée rend hommage à un geste majeur accompli il y a 25 ans : l’adoption de la Loi Taubira, promulguée le 21 mai 2001. Par cette loi, la France reconnaît officiellement la traite et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité. Il s’agit d’un acte politique qui inscrit dans le droit une reconnaissance longtemps attendue, et qui ouvre la voie à un travail de mémoire et de réflexion critique sur le passé colonial.
Pour cette soirée placée sous le signe de la transmission et de la célébration, Christiane Taubira sera entourée d’artistes.

« Une histoire de violence et de beauté. Il se peut que la beauté l’emporte. »
Christiane Taubira

Lectures par Sophie Bourel, Alex Descas, Laëtitia Guédon, Mariann Mathéus, Sylvie Sema Glissant, Sefa Yeboah
Chant par Emmanuel Réveillé (Biloute)
Musique  par Gaby Azerot & Grégory Jean-François
Chorégraphie  par Ana Pi
Installation typographique de Ruedi Baur, Civic City
Soirée proposée par Sylvie Sema Glissant et l’Institut du Tout-Monde

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Désirée & Alain Frappier, L’oiseau chanteur

Entretien mené par Lucie Servier

De l’enfance brisée à la voix retrouvée : un récit de résilience sur la reconstruction personnelle.

Un « poème graphique » intime et sobre, où l’autrice revient sur son enfance marquée par une éducation inégalitaire et des violences tues. À travers un texte abrupt, accompagné d’illustrations évocatrices, elle met en lumière les silences familiaux et la difficulté de se reconstruire.

Symbole central, l’oiseau chanteur mécanique – abîmé puis réparé – incarne la mémoire, la résilience et le fragile processus de réparation.

À lire – Désirée & Alain Frappier, L’oiseau chanteur, Steinkis, 2026

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Véronique Pittolo, Casanova

Lecture par l’autrice avec Christophe Brault

Giacomo Casanova, explorateur, violoniste, écrivain, magicien, espion, diplomate, bibliothécaire, apparaît ici comme un observateur privilégié d’un siècle à bout de souffle, entre l’Ancien Régime et la modernité naissante. Au-delà de sa réputation de séducteur, Véronique Pittolo voit en lui un témoin lucide de l’instabilité de son siècle – peut-être pas si éloigné du nôtre, à bien y regarder. Du libertinage mondain aux débats contemporains sur le genre, le pouvoir et les rapports de domination, l’autrice s’interroge : pourquoi les héros de la séduction masculine ont-ils bâti une légende universelle quand leurs homologues féminines ont été oubliées ?

À lire – Véronique Pittolo, Casanova, Les Pérégrines, 2026

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Siri Hustvedt, Ghost Stories

Entretien mené par Nathalie Crom
Interprète : Marguerite Capelle

Dans un texte d’une finesse et d’une intimité rares, Siri Hustvedt se livre pour la première fois sur le grand amour de sa vie, Paul Auster. L’occasion pour elle de revenir en profondeur sur leur longue et magnifique vie à deux, depuis leur rencontre à New York en 1982 jusqu’à la disparition de Auster en 2024. Le combat contre la maladie, le deuil ressenti quand l’être aimé, celui de tous les instants du quotidien, n’est plus. Siri Hustvedt offre de très belles pistes de réflexion sur l’au-delà, pour le défunt, et ceux qui restent. Enfin, ce livre célèbre aussi la magnifique relation de Auster avec sa fille, et son petit-fils né en 2023, à qui il dédiait son prochain projet, un texte épistolaire, dont les premières pages sont dévoilées.

À lire – Siri Hustvedt, Ghost Stories, traduction Frédéric Joly, Gallimard, 2026

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Souleymane Bachir Diagne – Les rencontres philosophiques de Monaco

« Universalisme, universel & traduction » par Souleymane Bachir Diagne

Souleymane Bachir Diagne a mis la question de l’universalité et des singularités au cœur de sa réflexion et de son engagement, appelant à un universel riche de tous les particuliers.

Dans cet essai qui fait brillamment dialoguer les cultures, le philosophe montre que l’universel tient compte du pluriel du monde, mais que l’humanité n’est pas une juxtaposition de tribus. Aucune région du monde ne peut à elle seule décréter ce qu’est l’universel, il nous faut le forger ensemble, même si penser l’humanité dans sa totalité est une tâche infiniment difficile et nécessite de recourir à une philosophie du décentrement.
À l’heure où triomphent les principes ethnonationalistes, les tribalismes, les comportements de domination et de prédation entre les nations et les cultures, Souleymane Bachir Diagne choisit d’avoir foi en l’humain et défend l’universel comme l’œuvre commune de l’humanité.

Le Prix de la Principauté a été remis à Souleymane Bachir Diagne le 8 octobre 2024, conjointement par la Fondation Prince Pierre et les Rencontres Philosophiques de Monaco.

Soirée proposée par les rencontres philosophiques de Monaco

À lire – Souleymane Bachir Diagne, Universaliser, L’humanité par les moyens d’humanité, Albin Michel, 2024