La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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« HISTOIRE DU SENSIBLE, HISTOIRE SENSIBLE » : GEORGES DIDI-HUBERMAN

En conversation avec Hervé Mazurel, Quentin Deluermoz & Anouche Kunth
Rencontre proposée par la revue Sensibilités

« Il n’y pas d’histoire qui ne soit sensible de part en part ».

Georges Didi-Huberman

La revue Sensibilités s’emploie à mieux saisir les ressorts sensibles de la vie collective. Elle s’efforce de décrire l’infinie variété des modes de présence au monde. Ou, dit autrement, des façons de sentir et de ressentir d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs. Ce faisant, elle explore la vie affective dans toutes ses dimensions : pulsions et désirs, perceptions et émotions, sentiments, passions et autres fantasmes… Pour fêter la parution de son 10e numéro, la revue et son comité de rédaction, en partenariat avec les éditions Anamosa, ont souhaité inviter le philosophe et historien d’art Georges Didi-Huberman pour discuter de son approche de la vie sensible et de ce qu’il appelle les « faits d’affects ». Les historiens Quentin Deluermoz, Anouche Kunth et Hervé Mazurel se relaieront pour évoquer avec lui la vie longue de l’image survivante, les métamorphoses du pathos et de ses représentations, la contagiosité des émotions politiques et, avec elle, des gestes de révolte et de soulèvement.

Pour l’anniversaire de la revue Sensibilités. Histoire, critique et sciences sociales (Anamosa), Quentin Deluermoz, Anouche Kunth et Hervé Mazurel, trois de ses animateurs, discuteront avec Georges Didi-Huberman de ses derniers livres autour de la vie sensible et des faits d’affects.

À lire – La revue Sensibilités n°10, « La guerre transmise », éd. Anamosa, 2021.
– Georges Didi-Huberman, Le Témoin jusqu’au bout. Une lecture de Victor Klemperer, Les éditions de Minuit, 2022.

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JEAN-CHRISTOPHE BAILLY - Entretien avec Johan Faerber

Jean-Christophe Bailly a publié plus de quarante livres. Avec lui, c’est toute la littérature d’essai qui prouve son importance, sa consistance, sa justesse critique. Et sa liberté d’allure. Par la délicatesse intense et obstinée de son approche, il a contribué à modifier notre regard sur des questions devenues, grâce à lui, non seulement plus présentes, mais aussi plus urgentes : le paysage, l’animal, la ville, les images, les formes.
Outre ce numéro spécial de la revue Critique entièrement consacré à son oeuvre, Jean Christophe Bailly vient de publier au Seuil Une éclosion continue, une réflexion sur le temps et la photographie.

À lire – Jean-Christophe Bailly, Café Neon et autres îles, Arléa, mai 2022 ;
– Revue Critique, Jean-Christophe Bailly, Poursuites, Janv-Fev 2022 ;
– Jean-Christophe Bailly, Une éclosion continue – Temps et photographie, coll. « Fiction et Cie », Seuil, 2022.

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« LE CORPS DES FEMMES » AVEC LAURINE THIZY & LUCILE GÉNIN

Un cycle proposé par Camille Froidevaux-Metterie

S’il n’y a pas d’écriture féminine, il y a assurément des écritures incarnées, des livres qui disent l’expérience vécue du corps des femmes. Celle-ci s’éprouve de mille manières singulières, elle est aussi le lieu d’une condition corporelle partagée, longtemps éprouvée sous le signe de l’objectivation, aujourd’hui réinvestie comme le lieu d’une libération. Ce cycle de rencontres fera entendre la voix de ces autrices qui font résonner cette aspiration, en dialogue avec la pensée féministe, dans la mise en commun des récits de soi.

À lire – Camille Froidevaux-Metterie, Un corps à soi, Seuil, 2021
– Laurine Thizy, Les maisons vides, L’Olivier, 2022
– Lucile Génin, De nouveaux endroits, Sous-sol, 2022.

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ALAIN VEINSTEIN – POURSUIVRE

Lecture musicale avec Pascal Sangla (clavier)

Au lendemain d’une séparation agitée, je fus contraint de chercher un petit appartement pour y recevoir mes enfants chaque week-end. Mon choix se porta sur un modeste logement, une sorte de mansarde, rue Brézin, dans le 14e arrondissement de Paris.
Les clefs en main, j’entrepris de rendre l’endroit un peu plus accueillant en y passant un coup de peinture. La tâche se révéla plus compliquée qu’elle n’en avait l’air. Je n’avais pas mesuré l’état catastrophique des lieux. Lorsque je passais le pinceau, par exemple, la peinture du plafond s’écaillait et tombait par pans entiers. Réputé pour ses compétences dans ce domaine, un ami, le peintre, graveur et fresquiste Joerg Ortner, accepta de me donner des conseils. Mais s’avisant très vite que je n’étais pas vraiment l’homme de la situation, il m’offrit purement et simplement de prendre en charge le chantier.
Ce fut le début d’une aventure tumultueuse entièrement dépendante de son amour immodéré de la perfection, qui rendit la réalisation de notre projet longtemps improbable.

À lire – Alain Veinstein, Poursuivre, coll. « Fiction et Cie », Seuil, 2022.

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FABCARO – « UN SAMOURAÏ AU GUACAMOLE »

Rencontre animée par Macha Séry.

« Je vais consacrer mon mois d’été à écrire un roman poignant, sensible et émouvant, réveiller mes démons, transformer mon chagrin en matière brute, descendre à la mine et en remonter le texte le plus beau, le plus bouleversant qui soit. » Voilà la règle que se donne Alan, le narrateur du nouveau roman de Fabrice Caro. C’est sans compter sur la piscine des voisins qu’il doit « surveiller » pendant les vacances…

Et comme un plaisir n’arrive jamais seul, parait également un roman-photo. Fabcaro y fait jouer à Eric Judor un rôle de « looser des loosers », risée de ses collègues à l’agence de publicité où il est employé. C’est sans compter sur un stage de vaudou que va suivre ce Stéphane Chabert…

À lire – Fabrice Caro, Samouraï, coll. « Sygne », Gallimard, 2022.
Eric Judor et Fabcaro, Guacamole-Vaudou, Seuil, 2022.