La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Éric Vuillard – Les Orphelins. Une histoire de Billy the Kid

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

« Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu’il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s’évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu’à l’arme, et il tira. »

À lire – Éric Vuillard, Les Orphelins. Une histoire de Billy the Kid, Actes Sud, 2026

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Julien Dufresne-Lamy – Elizabeth va très bien

Lecture par l’auteur & Hortense Girard
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

« Elizabeth va très bien. » Quatre mots inscrits sur un cahier par un infirmier. Quelques heures plus tard, Elizabeth est retrouvée morte dans son salon. Lorsque son fils apprend la nouvelle et revient sur les lieux maternels, des éléments inquiétants surgissent : des documents médicaux, une plainte pour harcèlement, des appels à l’aide. Qu’est-il arrivé à Elizabeth ?

Écrire le livre d’une mère, qu’on ne voit plus depuis tant d’années, après sa mort dans des circonstances troublantes, c’est le défi littéraire de Julien Dufresne-Lamy dans ce livre bouleversant qui révèle aussi le regard d’un fils qui n’a pas su, pas pu voir la violence subie par cette femme, abimée et effacée comme tant d’autres.

À lire – Julien Dufresne-Lamy, Elizabeth va très bien, éd. J.C. Lattès, 2026

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Tetyana Ogarkova & Volodymyr Yermolenko

La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd’hui
En dialogue avec Florence Aubenas

De quelles manières la guerre affecte-t-elle les catégories les plus fondamentales de l’existence – le rapport au temps, à l’espace, au foyer ou à la mort ? En quoi fait-elle aussi émerger de nouvelles notions, comme « l’après-vie », celle d’une personne qui a tout perdu ?

À partir de leurs allers-retours dans les zones de combat dévastées, de leurs observations et de leurs rencontres, des histoires qu’on s’y raconte, Tetyana Ogarkova et Volodymyr Yermolenko s’attachent à comprendre et à transmettre les enseignements de la vie à la lisière, « cet endroit où la vie se bat avec acharnement pour se défendre et défendre chaque millimètre lui appartenant ».

Dans le cadre de la Saison culturelle ukrainienne en France, intitulée « Le voyage en Ukraine »

À lire – Tetyana Ogarkova & Volodymyr Yermolenko, La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd’hui, Gallimard, 2026

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Marie-Hélène Lafon – Hors champ

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

La ferme est isolée de tous. C’est le royaume du père qui donne libre cours à sa violence. Gilles, le fils, est celui qui devra tenir la ferme. Claire, la sœur qui n’est pas concernée par cette décision, prend la tangente au fil des années grâce aux études.

Hors champ traverse cinquante ans. Dix tableaux, dix morceaux de temps ; le lecteur y pénètre tantôt avec Claire, tantôt avec Gilles, découvrant leurs portraits, celui des parents et des autres – au bout du monde où ils se tiennent encordés, impuissants.

À lire – Marie-Hélène Lafon, Hors champ, Buchet-Chastel, 2026

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Les Buddenbrook de Thomas Mann

Lecture par Mathieu Amalric
Rencontre avec Philippe Lançon & Olivier Le Lay
Entretien mené par Christine Lecerf

Sur quatre générations, Les Buddenbrook raconte la grandeur et la décadence d’une famille de riches négociants allemands installés à Lübeck. Fondée par Johann, le légendaire aïeul incarnant bon sens et solidité, la maison Buddenbrook subit l’épreuve du temps au gré des legs aux héritiers, des décisions malavisées et des coups du sort. Les descendants Buddenbrook vont devoir apprendre à vivre, tiraillés entre le poids de l’héritage et la tentation d’un destin personnel.

Publié en 1901 alors que Thomas Mann est âgé d’à peine 26 ans, Les Buddenbrook a rapidement été un best-seller avant de devenir un classique de la littérature mondiale qui vaudra à son auteur l’obtention du prix Nobel en 1929. La nouvelle traduction d’Olivier Le Lay en fait entendre toute la force romanesque et la puissance humoristique.

Soirée en partenariat avec le Goethe-Institut Paris

À lire – Thomas Mann, Les Buddenbrook, trad. de l’allemand par Olivier Le Lay, Gallimard, 2026