La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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« Histoire de ma vie » de George Sand

Par Michelle Perrot & Anne Alvaro
Soirée animée par Matthieu Garrigou-Lagrange

Dans Histoire de ma vie, George Sand ne se contente pas de réunir ses souvenirs, elle se dévoile, se questionne, se réinvente. À travers cette autobiographie, l’autrice retrace son parcours, du Berry de son enfance aux bouillonnements intellectuels du XIXe siècle, au cœur des passions familiales, amoureuses et amicales, littéraires et politiques qui ont façonné son cheminement, sa destinée.

Née Aurore Dupin, elle devient George Sand, figure audacieuse qui brave toutes les conventions de son temps, revendique son indépendance et défend avec ferveur la liberté – celle des femmes, des artistes, des peuples. Son récit mêle confidences intimes, réflexions philosophiques, politiques et fresque historique dans une langue vibrante, profondément humaine.

À lire – George Sand, Histoire de ma vie, Calmann-Lévy, 2026

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Virginie Poitrasson, Jocelyn Mienniel – Chambre(s) à écho(s), journal d’une traversée

Avec Jocelyn Mienniel, Virginie Poitrasson, Nathalie Richard, Julia Robert, Aurélie Saraf
Textes : Virginie Poitrasson - Musique : Jocelyn Mienniel - Vidéos : Jutta Strohmaier
Entretien mené par Bastien Gallet

Cette narration quotidienne et poétique évoque le franchissement constant des frontières entre le dedans et le dehors, entre soi et le monde, entre le corps et les objets. Porté par la comédienne Nathalie Richard et construit en sept miniatures pour flûte, violon alto, harpe, c’est un journal sur l’érosion du temps et la dilatation des heures, un journal de la contemplation et de l’écoute attentive.

Avec le soutien de l’association Beaumarchais-SACD

À lire – Virginie Poitrasson, Jocelyn Mienniel, Jutta Strohmaier, Chambre(s) à écho(s), journal d’une traversée, MF éditions, 2026

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Mascare – Belgazou

« Je veux une bête qui boit de l’eau croupie. Je veux que s’accouplent hyène et louve et de leur chant naîtra ma bête. Une bête qui sapel Belgazou. Une bête discrète sur laquelle je monterai nue. Une bête bâtarde aux yeux jaunes. Je ve allé parlé o monstres, sans fantasme, sans morale, sans fin heureuse. Je veux que l’on se souvienne, que le sang ait le goût du sang. »

À lire – Mascare, Belgazou, éd. Corti, 2026

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Pascal Boroto, Le nom de ma mère

En dialogue avec Mohamed Mbougar Sarr
Entretien mené par Catherine Fruchon Toussaint

Solange Lusiku a fondé un journal indépendant à Bukavu, en République démocratique du Congo. Pour son fils Pascal, elle est une héroïne, la pierre angulaire de leur famille et de sa vie. Alors qu’il est encore lycéen, Solange meurt, laissant Pascal sans repère ni modèle ; débute ainsi la trajectoire d’un jeune homme habité par le manque. Quelques années plus tard, il intègre l’équipe du journal de sa mère, mais quel homme, quel journaliste souhaite-il devenir ? Pour le découvrir, il décide de partir pour Goma, la ville martyre marquée par les guerres et la douleur. Et sa vie bascule.

Économiste et journaliste, Pascal Boroto est originaire du Kivu, en RDC. Il a travaillé comme enquêteur dans plusieurs camps de déplacés. Pour faire entendre les histoires qu’on lui a confiées, il a fondé “Les Voix des oubliés”. Le nom de ma mère, son premier roman, a reçu le Prix Voix d’Afriques 2026 dont le jury est présidé par Mohamed Mbougar Sarr.

« Mon écriture est un pont, une main tendue, qui prend sa source dans cette tension-là, celle qui existe entre la vie et la disparition, entre l’absolution et la dénonciation, entre la présence et le manque. Au fond, elle naît de l’espace qui me sépare et me relie à ma mère et à ma terre. »

À lire – Pascal Boroto, Le nom de ma mère, JC Lattès, 2026

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Christophe Ono-dit-Biot, L’odyssée de l’Odyssée

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

Les sirènes tentatrices, l’infâme cyclope, Circé et ses pourceaux, et bien sûr Ulysse, mari aimant et roi éclairé, qui parvient après mille détours à rentrer chez lui auprès de sa fidèle épouse pour récupérer sa terre et n’en plus bouger… Voilà ce qu’on nous a toujours raconté des aventures d’Ulysse dans L’Odyssée. Mais lit-on encore vraiment les 12 000 vers d’Homère ?

Or, les lire en compagnie d’un passeur passionné comme Christophe Ono-dit-Biot, c’est découvrir, au-delà des images d’Épinal moralisatrices et simplistes, un univers beaucoup plus riche, sensuel, brutal, complexe et captivant. Avec lui, nous comprenons enfin pourquoi L’Odyssée, l’une des plus merveilleuses inventions littéraires de tous les temps, fascine toujours, près de trente siècles après qu’elle a été fixée par écrit, et comment elle nous aide encore à naviguer dans les brouillards de notre époque. À prendre, aussi, un plaisir fou.

À lire – Christophe Ono-dit-Biot, L’odyssée de l’Odyssée, Grasset, 2026