La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

En cours de lecture

Grégoire Leprince-Ringuet – Les Entrelacs

Par l'auteur, Pauline Caupenne & Jean-Philippe Heurteaut

Le réenchantement du monde, le fardeau de la conscience, l’amour vainqueur, l’attention à la nature et à l’enfance entrelacés, comme à ces êtres fragiles qu’on voit grandir auprès de soi sans oser les toucher : le coquelicot, le mimosa, une branche qui tombe en automne, la première bourrasque de l’hiver, l’enfant qui fait ses premiers pas et en qui l’humanité s’approfondit comme une ombre… Dans les alexandrins de Grégoire Leprince-Ringuet, le comédien déploie une langue qui mêle conceptualité et émotion poétique à pleines brassées.

À lire – Grégoire Leprince-Ringuet, Les Entrelacs, préface de William Marx, La rumeur libre, 2024

En cours de lecture

Geneviève Brisac – Anna Akhmatova, portrait

Avec Laurent Coq (piano) & Guilhem Flouzat (batterie)

« Si ses poèmes sont des poèmes d’amour, la tragédie collective qu’Anna Akhmatova traverse avec son peuple est le fil rouge de son œuvre. Une tragédie qu’elle prophétise et traduit tout au long de sa vie… Ses chants d’amour et de désespoir forment la plus pudique et la plus déchirante des autobiographies. »

Geneviève Brisac consacre un magnifique portrait à cette immense poétesse russe qu’était Anna Akhmatova. C’est en soeur et en poétesse d’aujourd’hui qu’elle nous fait redécouvrir la lucidité et le courage d’une femme que le régime communiste a voulu réduire au silence.

En partenariat avec France Culture.

À lire – Geneviève Brisac, Anna Akhmatova, portrait, Seghers, 2024

En cours de lecture

Jean-Christophe Bailly – Temps réel

En dialogue avec Stéphane Bouquet & Martin Rueff

Le pari de ce livre est de constituer le poème comme une forme entière et autonome, à distance des marges et des formats où il est le plus souvent relégué. Il en passe pour cela par des formes d’écriture qui ne relèvent pas directement de ce qu’on a le réflexe d’associer à la poésie : notes de voyage, mode didactique ou narratif, réflexions sur le temps ou sur le langage, souvenirs, tout contribue à le relancer. Ce livre qui se laisse traverser par de nombreux pays (et par leurs langues) est d’abord une longue exploration du sensible et, via tout un travail sur la résonance, une lecture des traces que l’Histoire laisse sur lui.

À lire – Jean-Christophe Bailly, Temps réel, Seuil, 2024.

En cours de lecture

Goliarda Sapienza : les miroirs du temps

Une création musicale par Maissiat
Avec Laura Cahen, Marie-Hélène Lafon, Maissiat, Johanna Nizard, Fotini Peluso & Blandine Rinkel

À l’occasion du centenaire de la naissance de Goliarda Sapienza, Maissiat propose une traversée dans l’œuvre et la correspondance de Goliarda Sapienza.

Donner vie et voix à son œuvre, c’est plonger au cœur d’une aventure littéraire bouillonnante. C’est aussi rendre justice à celle qui n’aura jamais goûté à la reconnaissance de son art, et rendre grâce au talent merveilleux d’une autrice devenue incontournable, aux adeptes de plus en plus fervent.e.s et nombreux.ses.

Romans, carnets, poèmes, correspondances inédites : en embrassant l’intégralité de ses écrits, ces artistes venues de disciplines variées relèveront le pari de restituer l’œuvre et la personnalité hors norme de Goliarda Sapienza dans un condensé littéraire et musical d’une heure et demie.

Dans le cadre du centenaire de Goliarda Sapienza.

À lire – L’œuvre de Goliarda Sapienza, traduite par Nathalie Castagné, est éditée au Tripode

En cours de lecture

Deborah Levy – Hot Milk

Rencontre animée par Marie-Madeleine Rigopoulos
Interprète : Marguerite Capelle

À 25 ans, Sofia travaille comme serveuse en attendant de finir sa thèse. Elle semble avoir mis sa vie entre parenthèses pour s’occuper de sa mère, Rose, qui souffre d’une mystérieuse maladie des os. Elles quittent Londres pour la côte andalouse, où Rose est prise en charge au sein de la luxueuse clinique du très controversé docteur Gómez, un médecin aux méthodes et aux motivations douteuses, mais qui apparaît comme son ultime chance de guérir.

Enivrées par la chaleur épaisse et la séduction des corps sur la plage envahie de méduses, les deux femmes voient leur relation imploser quand Sofia rencontre Ingrid Bauer, une jeune allemande qui réveille son désir et sa quête d’identité.

À travers les figures opposées de la mère et de la fille, Deborah Levy déploie un roman initiatique aux allures d’éducation sentimentale à la Sagan, une ode sensuelle et intemporelle à la puissance féminine.

À lire – Deborah Levy, Hot Milk, traduit de l’anglais par Céline Leroy, éd. du sous-sol, 2024