La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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« En l’absence d’Umberto Eco », avec Patrick Boucheron

Entretien mené par Fabio Gambaro
Dans le cadre du festival Italissimo

Voilà dix ans que “le maître” est parti. Écrivain passionné, bibliothécaire bibliophile, enseignant, chercheur, Umberto Eco reste une figure ogresque des lettres italiennes. En plus d’un inoubliable best-seller, Le Nom de la rose (Grasset, 2022), il laisse six romans et une pléiade d’essais dédiés à ses nombreuses passions : philosophie, esthétique médiévale, sémiotique… Pour célébrer le savant et faire revivre sa verve, c’est un érudit français qui conduira cet hommage : l’historien Patrick Boucheron. Spécialiste du Moyen Âge – notamment en Italie –, professeur au Collège de France, producteur-passeur pour la radio, il partage avec Umberto Eco nombre de curiosités et de savoirs. Un maître de cérémonie éminemment qualifié, pour aborder un personnage et une œuvre qui ont marqué leur époque.

À lire – Milo Manara d’après Umberto Eco, Le Nom de la rose, Glénat, 2026 – Patrick Boucheron, Peste noire, Seuil, 2026 – Umberto Eco, La Fabrique de l’ennemi, traduit de l’italien par Myriem Bouzaher, Grasset, 2026

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Boualem Sansal & Roberto Saviano – Écritures en danger ?

Entretien mené par Christophe Ono-Dit-Biot
Dans le cadre du festival Italissimo

Une rencontre sous le signe de la liberté. Avec deux auteurs importants, et une question tristement légitime : les écrivains sont-ils dangereux ? Boualem Sansal a été gracié après un an de prison en Algérie. Son crime : des mots, qui lui ont valu une condamnation pour « atteinte à la sûreté de l’État”. Avec Gomorra (Gallimard, 2007), Roberto Saviano défiait le crime organisé et ses réseaux tentaculaires. Il vit depuis sous protection policière. À partir de quand la pensée devient-elle l’ennemie ? Alors que procès et menaces tentent de faire taire les voix et les plumes, les deux écrivains partagent leur expérience pour définir les moyens de se défendre.

À lire – Boualem Sansal, Vivre, Folio, 2025 – Roberto Saviano, Giovanni Falcone, traduit de l’italien par Laura Brignon, Gallimard, 2025

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Des villes littéraires : Rome & Paris

Avec Ingrid Astier, Giancarlo De Cataldo, Thomas Clerc & Alessandro Piperno
Entretien mené par Fabio Gambaro
Dans le cadre du festival Italissimo

C’est un mariage exclusif, qui dure depuis 1956. Pour célébrer les 70 ans du jumelage entre la Ville éternelle et la Ville Lumière, quatre écrivains sondent la présence de la cité dans leur travail. Une relation à double sens. D’un côté, comment représenter la ville, la raconter, la faire vivre ? De l’autre, comment elle influence elle-même le créateur : par son caractère, ses évidences, ses mouvements invisibles… Alessandro Piperno, le portraitiste romain tragi-comique, et Giancarlo De Cataldo, écrivain-magistrat qui de romans en scénarios met au jour l’architecture criminelle de la capitale italienne, dialogueront avec une voix majeure du polar français, Ingrid Astier, qui a écrit Paris de la Seine jusqu’au toits, et l’auteur Thomas Clerc, célébré pour son Paris, musée du XXIe siècle.

À l’occasion des 70 ans du jumelage entre Paris et Rome

À lire – Alessandro Piperno, Un air de famille, traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont, Liana Lévi, 2025 – Giancarlo De Cataldo, La Svedese, traduit de l’italien par Serge Quadruppani, Métailié, 2025 – Ingrid Astier, Ultima, Gallimard, 2025 – Thomas Clerc, Paris, musée du XXIe siècle : le 18e arrondissement, éditions de Minuit, 2024

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Erica Cassano & Simona Dolce – Héritages de guerre

Entretien mené par Chiara Mezzalama
Dans le cadre du festival Italissimo

La soif, chez Erica Cassano, ne s’étanche pas avec l’eau. Et si Naples et ses habitants plient sous la sécheresse en cette année 1943, Anna, elle, veut s’abreuver d’autre chose : de connaissance, de liberté, d’un avenir possible. Au fil d’un premier roman puissant, Erica Cassano rêve une indépendance à sa jeune héroïne.

La liberté d’une femme au cœur de l’Histoire, c’est aussi celle d’Inge Brigitte, dans ce premier roman de Simona Dolce traduit en français. À 17 ans, la fille du commandant des camps d’Auschwitz-Birkenau fuit l’Allemagne et son propre nom pour devenir mannequin à Madrid. Sur le tard, elle se raconte à un journaliste : un récit bouleversant qui balance entre innocence et culpabilité.

À lire – Erica Cassano, La grande soif, J.C. Lattès, 2026 – Simona Dolce, Le vrai nom de Rosamund Fischer, traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza, Presses de la Cité, 2025

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« Un air de famille » d’Alessandro Piperno, par Micha Lescot

Dans le cadre du festival Italissimo

Professeur de littérature française, directeur de collection érudit d’I Meridiani – l’équivalent italien de la Pléiade –, romancier célébré (prix Strega avec Inséparables, Liana Lévi, 2012), l’écrivain romain a fait de sa ville natale le décor de son grand œuvre. À son tableau de la bourgeoisie juive, Alessandro Piperno ajoute un nouveau roman tendre et ironique, moderne et mélancolique. En scène, le professeur Sacerdoti, écrivain et universitaire banni pour une citation misogyne de Flaubert. Drapé dans sa misanthropie, il choisit de se retirer dans la solitude, quand il se voit confier le tutorat d’un jeune cousin orphelin. Les deux existences vont basculer.

Le comédien Micha Lescot est de retour sur la scène d’Italissimo pour partager un extrait de ce grand roman.

À l’occasion des 70 ans du jumelage entre Paris et Rome

À lire – Alessandro Piperno, Un air de famille, traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont, Liana Lévi, 2025