La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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« Un air de famille » d’Alessandro Piperno, par Micha Lescot

Dans le cadre du festival Italissimo

Professeur de littérature française, directeur de collection érudit d’I Meridiani – l’équivalent italien de la Pléiade –, romancier célébré (prix Strega avec Inséparables, Liana Lévi, 2012), l’écrivain romain a fait de sa ville natale le décor de son grand œuvre. À son tableau de la bourgeoisie juive, Alessandro Piperno ajoute un nouveau roman tendre et ironique, moderne et mélancolique. En scène, le professeur Sacerdoti, écrivain et universitaire banni pour une citation misogyne de Flaubert. Drapé dans sa misanthropie, il choisit de se retirer dans la solitude, quand il se voit confier le tutorat d’un jeune cousin orphelin. Les deux existences vont basculer.

Le comédien Micha Lescot est de retour sur la scène d’Italissimo pour partager un extrait de ce grand roman.

À l’occasion des 70 ans du jumelage entre Paris et Rome

À lire – Alessandro Piperno, Un air de famille, traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont, Liana Lévi, 2025

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Federica Manzon & Giuseppe Catozzella – Récits du retour

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos
Dans le cadre du festival Italissimo

Giuseppe Catozzella, prix Strega Giovani avec Ne me dis pas que tu as peur (Seuil, 2014), met en scène la fracture Nord/Sud à travers une jeunesse quasi binationale : celle d’un fils d’immigrés calabrais dans la banlieue de Milan, qui retourne l’été au pays d’origine dans la ferme familiale.

Federica Manzon, elle, fouille la mémoire d’Alma, journaliste romaine de retour à Trieste à la mort de son père. Dans sa ville natale, la question de l’héritage familial prend un tour plus large. À l’heure où les souvenirs forment une galerie de miroirs intimes se dessine, facette après facette, une identité. Alors, au Nord comme au Sud, l’histoire personnelle embrasse l’histoire collective.

À lire – Federica Manzon, Retour à Trieste, traduit de l’italien par Laura Brignon, Albin Michel, 2026 – Giuseppe Catozzella, L’été du mauvais œil, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, Buchet-Chastel, 2026

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Francesca Melandri – Empathies sélectives

Entretien mené par Camille Thomine
Dans le cadre du festival Italissimo

À l’image des dernières générations européennes, Francesca Melandri n’a connu que la paix. Lorsque déferlent les premières images de l’invasion russe en Ukraine, à l’heure où la guerre est de retour sur le continent, elle établit une évidente correspondance. Ce champ de bataille, son père l’a pratiqué, envoyé sur le front russe en 1942.

C’est à lui – disparu depuis – qu’elle adresse ce récit épistolaire intime et philosophique, qui déterre les souvenirs enfouis sous la neige et questionne les empathies sélectives. Pourquoi l’opinion publique s’éveille-t-elle face à une guerre et se désintéresse-t-elle d’une autre ? À la lumière de l’Histoire et de ses contradictions, une sensible et pertinente théorie de la relativité.

À lire – Francesca Melandri, Les pieds froids, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2026

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Anna Hope – Nos héritages

Lecture par Clémence Poésy
Entretien mené par Minh Tran Huy
Interprète : Marguerite Capelle

Le richissime Philip Brooke vient de mourir, laissant derrière lui un patrimoine grandiose : le plus beau manoir du Sussex. Mari volage et père absent, il n’est regretté ni de sa femme ni de ses trois enfants. En revanche, sa vaste fortune déclenche des conflits galopants dans la famille car chacun veut mettre la main sur cette succession hors norme. Le clan Brooke réussira-t-il à ne pas voler en éclats avant le jour de l’enterrement ?Drame familial haut en couleur et en tensions, Nos héritages nous plonge dans les arcanes fascinants d’une famille d’aristocrates britanniques tiraillée par l’argent et les secrets du passé.

À lire – Anna Hope, Nos héritages, traduit de l’anglais par Marguerite Capelle, Gallimard, 2026

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Marielle Hubert – Selon toi

Entretien mené par Raphaëlle Leyris

Un jour d’automne 1995 alors qu’elle a douze ans, Marielle Hubert rencontre Pascale Lemée. Une révélation qui va changer sa vie. Autrice d’une dizaine de livres (théâtre, récits, poésie), metteuse en scène, Pascale Lemée conduit alors un atelier de formation de jeunes comédiens au théâtre Gérard Philipe de Sartrouville. Marielle Hubert raconte l’irruption du théâtre et de la littérature dans son quotidien de collégienne de banlieue, la transformation qu’elle a engendrée. La fin de l’enfance vécue par et pour le théâtre. Vingt-cinq ans plus tard, le 7 mars 2022, Marielle Hubert rompt un long silence pour annoncer à Pascale la sortie de son premier roman. L’email revient instantanément : l’adresse électronique n’existe plus. Une rapide recherche sur Google lui apprend que Pascale Lemée est décédée huit mois plus tôt. Comment est-elle morte ? Les recherches sur Internet ne donnent rien, comme si elle n’avait jamais existé, comme si ses livres et son travail avaient disparu.

« J’ai écrit ce livre pour Pascale Lemée, au nom de l’amour que je lui porte. Et au nom de toutes les oubliées. »

À lire – Marielle Hubert, Selon toi, P.O.L., 2026