La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Maria Stepanova – L’art de disparaître

Entretien mené par Oriane Jeancourt Galignani
Interprète : Marguerite Capelle

Lorsque ce roman s’ouvre, M. se trouve dans un train en partance pour un festival littéraire à l’étranger. Pourtant elle sait déjà ce qui l’attend : le public la laissera parler de ses livres et patientera jusqu’à ce que, décemment, il puisse l’interroger sur le pays d’où elle vient – pays qui, quelques années plus tôt, a déclaré la guerre à son voisin.

M. se sent coupée de sa vie : elle est aujourd’hui une émigrée zélée qui s’applique à se créer un quotidien dans le pays qui l’a accueillie. Surtout, M. est coupée de sa langue, dans laquelle ont été écrits ses livres, celle dont elle veut, aujourd’hui, se détacher. Soudain une grève des chemins de fer chamboule le programme : le voyage s’achève dans une petite ville perdue où M. ne connaît personne et son téléphone portable est déchargé. Et si, comme par magie, elle disparaissait ?L’Art de disparaître est un grand roman sur l’exil, la perte de repère et le réenchantement du quotidien par l’écriture.

À lire – Maria Stepanova, L’art de disparaître, Stock, 2026

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Philippe Besson – Une pension en Italie

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

Milieu des années 1960, au cours d’un été caniculaire en Toscane, l’harmonie tranquille d’une famille française est bouleversée par un événement inattendu. En trois jours, ce sont plusieurs vies qui basculent. La stupeur impose aussitôt le secret. Celui-ci sera longtemps gardé. Jusqu’à ce qu’un écrivain, héritier de cette histoire, parte de nos jours en quête de la vérité.

Mêlant suspense et sensualité, Une pension en Italie est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à Sur la route de Madison et Chambre avec vue.

À lire – Philippe Besson, Une pension en Italie, Julliard, 2026

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Chloé Delaume présente…

Bulle poétique mensuelle
Avec Héloïse Brézillon, Philippe Savet & Luz Volckmann

Un dimanche par mois, durant une heure, Chloé Delaume vous présente ses coups de cœur poétiques. Pour cette première session, Luz Volckmann, Philippe Savet et Héloïse Brézillon seront sur scène pour des lectures. Chloé Delaume proposera également une sélection de textes récemment parus, lus par elle-même.

À lire
– Chloé Delaume, Ils appellent ça l’amour, Seuil, 2025 ; Par 64 fois j’y ai cru, éditions de l’Ogre, 2025
– Héloïse Brézillon, Period², Cambourakis, 2025
– Philippe Savet, Mille millilitres de Ganymède, éd. Nouvel Attila, 2026
– Luz Volckmann, Aller la rivière, Blast, 2021

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Folie, fureur et ferveur de Anne Sexton

Avec Sabine Huynh
Lecture par Dominique Reymond
Entretien mené par Francesca Isidori

Figure majeure de la poésie américaine, Anne Sexton est l’autrice d’une œuvre poétique composée de plus d’une dizaine de recueils précurseurs. Ses poèmes explorent des thèmes aussi divers que l’enfermement psychiatrique, la féminité et le corps, le désir, l’enfantement, la famille, l’amour, l’écriture…

Depuis 2022, les éditions des femmes-Antoinette Fouque ont entrepris de faire découvrir son œuvre, injustement méconnue du grand public jusque-là avec la parution de Tu vis ou tu meurs (2022) et Transformations (2023) et Folie, fureur et ferveur en 2025.

À lire – Anne Sexton, Folie, fureur et ferveur, Œuvres poétiques (1972-1975), trad. de l’anglais (États-Unis) par Sabine Huynh, éd. des femmes-Antoinette Fouque, 2025

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Théo Casciani – Insula

Lecture par Aurore Clément
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

Insula (île, en latin), c’est d’abord le nom d’un jeu clandestin de réalité augmentée d’un nouveau genre : il suffit d’ingérer une pilule stupéfiante et illégale pour accéder à la simulation. Théo, le narrateur, en apprend l’existence lors d’une fête queer, au sommet d’un immeuble désaffecté du centre de Londres. Mais il doit tout interrompre pour se rendre au chevet de son père mourant, dans un hôpital parisien. C’est le moment du dernier souffle et des derniers aveux. Le mot insula revient, cette fois dans la bouche des médecins, pour désigner une partie flottante du cerveau ravagée par la maladie, comme une île qu’on a dans la tête.

Dystopie, histoire d’amour et de fantômes, enquête et cauchemar, Insula est un portail entre plusieurs dimensions, le vrai et le faux, le réel et le digital, la vie et la mort.

À lire – Théo Casciani, Insula, P.O.L., 2026