La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie

Lecture par l'auteur accompagné par Mahut
Entretien mené par Arnaud Jamin

Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un club de tennis à Deuil-la-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l’École en même temps que sa beauté.

Jean est aussi un poète ivre d’aventure, attentif à trouver la lumière de la “vraie vie” au cœur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d’un lac, lors d’évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d’un cours réussi. Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman.

À lire – Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie, Gallimard, 2026

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Hollie McNish, Je me demande pourquoi on ne peut pas dire non tout simplement

Entretien mené par Amandine Schmitt

Qu’est-ce qui nous pousse à détester certaines choses et à en aimer d’autres ? Pourquoi sommes-nous incités à dévaluer nos corps, nos comportements, nos choix ?

Après Je souhaite seulement que tu fasses quelque chose de toi, Hollie McNish revient plus remontée que jamais contre la société et ce qu’elle fait de nous. Des impensés sexistes du langage aux clichés véhiculés par la publicité, de la pression qui s’exerce autour de la maternité aux désirs subis, l’autrice s’attaque aux injonctions quotidiennes pour mieux les déconstruire. Avec un humour vif, où poésie et engagement s’entrecroisent intimement, son livre propose de nouvelles voies pour réenchanter notre monde et se le réapproprier.

À lire – Hollie McNish, Je me demande pourquoi on ne peut pas dire non tout simplement, traduit de l’anglais par Virginie Trachsler, Le Castor Astral, 2026

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Philippe Jaenada, L’inconnue du quai de Javel

Entretien mené par Nathalie Crom

Le 6 septembre 1949 au soir, une jolie jeune femme brune est retrouvée morte quai de Javel, en bord de Seine, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Identifiée le lendemain, c’est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Quatre suspects se détachent, mais le commissaire Pinault classe l’affaire faute d’avoir accumulé suffisamment d’indices. Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada reprend l’enquête à partir du dossier et va résoudre ce vrai meurtre, redonnant un visage et une histoire à la jeune femme.

À lire – Philippe Jaenada, L’inconnue du quai de Javel, Flammarion, 2026

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Michel Butor, lecture pour un centenaire

« Du pain sur la planche pour 100 ans »
Lectures par Pierre-François Garel & Sophie Semin Handke

En 1962, Michel Butor termine le deuxième volume de Répertoire, en répondant à la question « Quels sont vos projets immédiats, lointains ? » par cette phrase : « J’ai du pain sur la planche pour cent ans » (« Réponses à Tel Quel », Répertoire II, 1962).

S’il est souvent cité comme une des figures du Nouveau Roman, les romans ne représentent pourtant qu’une toute petite partie du travail d’écrivain de Michel Butor. Il a mis à profit ses presque quatre-vingt-dix années de vie pour construire une bibliographie extraordinairement variée, protéiforme et foisonnante, qui remplit les milliers de pages des douze volumes de ses Œuvres complètes. On y trouve par exemple, parmi l’exploration de multiples formes, des essais et des textes de critique (Répertoire, Improvisations), l’invention d’une géographie poétique (Le Génie du Lieu, Description de San Marco), et toujours des poèmes (Illustrations, Avant-goût, etc.)

Pour fêter l’anniversaire de sa naissance (il aurait eu cent ans le 14 septembre 2026), c’est à une promenade à travers cette œuvre-monde que nous invitent Sophie Semin Handke et Pierre-François Garel en suivant la piste de la poésie.

Dans le cadre du Centenaire Michel Butor, avec le soutien de l’association « Archive : Claude Simon et ses contemporains »

Photo © Philippe Matsas / Opale

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Juan Gabriel Vásquez, Les noms de Feliza

Entretien mené par Camille Thomine

« La sculptrice colombienne Feliza Bursztyn, exilée en France, est morte de tristesse à 22h15, le vendredi 8 janvier, dans un restaurant parisien. »

Juan Gabriel Vásquez s’appuie sur ces mots de Gabriel García Márquez pour embrasser la personnalité d’une femme hors du commun. Est-elle véritablement morte de tristesse ? Sculptrice avant-gardiste, élève de Zadkine, Giacometti et César, amante passionnée, admiratrice de Fidel Castro, elle fit face aux deuils, à la violence politique, aux conventions, à l’exil.
Mêlant la force de caractère de sa protagoniste à la mélancolie de ses derniers jours, ce roman allie faits réels et extrême délicatesse des sentiments. Son but ? Que Feliza ne soit jamais oubliée, d’une manière qui honore ce pour quoi elle n’a cessé de se battre : sa liberté.

À lire – Juan Gabriel Vásquez, Les noms de Feliza, traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon, Le Seuil, 2026