La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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(OUiiii) #4 – Littérature féministe & érotique

Avec Axelle Jah Njiké & Nina Leger
Lecture par Marie-Sohna Condé
Entretien mené par Eva Sauphie

Imaginé par Axelle Jah Njiké, autrice afropéenne et militante féministe païenne, (OUiiii) propose de découvrir des textes de la littérature érotique écrits par des femmes autrices d’hier et d’aujourd’hui.

Invitant le temps d’une soirée une autrice à une discussion sur le désir et le plaisir féminin, la sexualité et l’intimité, ce cycle littéraire féministe et érotique convie le public à découvrir des œuvres pornographiques et érotiques que toute lectrice (jeune ou moins jeune, féministe ou pas) devrait avoir lu.

À chaque édition, une sélection renouvelée subjective et non-exhaustive de textes cultivant la multiplicité des voix et des expériences sera proposée, afin de mettre en lumière l’agentivité des femmes dans ce domaine et en quoi les récits qu’elles ont produits peuvent contribuer à forger l’imaginaire érotique de toute une chacune.

Pour cette quatrième édition du cycle, Axelle Jah Njiké sera en conversation avec l’historienne de l’art et écrivaine Nina Leger, autrice de l’ouvrage Mise en pièces, récit intriguant d’une héroïne qui collectionne des images de sexes d’hommes dans un « palais de mémoire ». Publié en 2017 aux Éditions Gallimard, Mise en pièces a été récompensé par le prix Anaïs Nin et par le prix de la Vocation, et traduit au Royaume-Uni en 2019 et aux Pays-Bas en 2025.

À lire – Axelle Jah Njiké, Journal intime d’une féministe (noire), Au Diable Vauvert, 2022 – Collectif, sous la dir. de Léonora Miano, Volcaniques : une anthologie du plaisir, Mémoire d’Encrier, 2015 – Nina Leger, Mise en pièces, éd. Gallimard, 2017 – Antipolis, éd. Gallimard, 2022 – Mémoires sauvées de l’eau, éd. Gallimard, 2024

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Éric Vuillard – Les Orphelins. Une histoire de Billy the Kid

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

« Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu’il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s’évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu’à l’arme, et il tira. »

À lire – Éric Vuillard, Les Orphelins. Une histoire de Billy the Kid, Actes Sud, 2026

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Julien Dufresne-Lamy – Elizabeth va très bien

Lecture par l’auteur & Hortense Girard
Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

« Elizabeth va très bien. » Quatre mots inscrits sur un cahier par un infirmier. Quelques heures plus tard, Elizabeth est retrouvée morte dans son salon. Lorsque son fils apprend la nouvelle et revient sur les lieux maternels, des éléments inquiétants surgissent : des documents médicaux, une plainte pour harcèlement, des appels à l’aide. Qu’est-il arrivé à Elizabeth ?

Écrire le livre d’une mère, qu’on ne voit plus depuis tant d’années, après sa mort dans des circonstances troublantes, c’est le défi littéraire de Julien Dufresne-Lamy dans ce livre bouleversant qui révèle aussi le regard d’un fils qui n’a pas su, pas pu voir la violence subie par cette femme, abimée et effacée comme tant d’autres.

À lire – Julien Dufresne-Lamy, Elizabeth va très bien, éd. J.C. Lattès, 2026

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Tetyana Ogarkova & Volodymyr Yermolenko

La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd’hui
En dialogue avec Florence Aubenas

De quelles manières la guerre affecte-t-elle les catégories les plus fondamentales de l’existence – le rapport au temps, à l’espace, au foyer ou à la mort ? En quoi fait-elle aussi émerger de nouvelles notions, comme « l’après-vie », celle d’une personne qui a tout perdu ?

À partir de leurs allers-retours dans les zones de combat dévastées, de leurs observations et de leurs rencontres, des histoires qu’on s’y raconte, Tetyana Ogarkova et Volodymyr Yermolenko s’attachent à comprendre et à transmettre les enseignements de la vie à la lisière, « cet endroit où la vie se bat avec acharnement pour se défendre et défendre chaque millimètre lui appartenant ».

Dans le cadre de la Saison culturelle ukrainienne en France, intitulée « Le voyage en Ukraine »

À lire – Tetyana Ogarkova & Volodymyr Yermolenko, La vie à la lisière. Être ukrainien aujourd’hui, Gallimard, 2026

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Marie-Hélène Lafon – Hors champ

Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos

La ferme est isolée de tous. C’est le royaume du père qui donne libre cours à sa violence. Gilles, le fils, est celui qui devra tenir la ferme. Claire, la sœur qui n’est pas concernée par cette décision, prend la tangente au fil des années grâce aux études.

Hors champ traverse cinquante ans. Dix tableaux, dix morceaux de temps ; le lecteur y pénètre tantôt avec Claire, tantôt avec Gilles, découvrant leurs portraits, celui des parents et des autres – au bout du monde où ils se tiennent encordés, impuissants.

À lire – Marie-Hélène Lafon, Hors champ, Buchet-Chastel, 2026