La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Olivier Cadiot – Love Supreme

Par l’auteur & Mathieu Amalric

Imaginez un immeuble sur le toit duquel on décide de créer un jardin, un petit paradis où enfin on aurait réglé la question solitude. « Je manque cruellement d’un jardin. Et pourquoi pas suspendu ? On y installerait des palissades. Tout autour du toit. C’est mieux si on fait la fête. Le haut de l’immeuble est plat, comme les buildings de Manhattan, ça tombe bien. On sème juste du gazon. Une prairie et basta – là, on respire. »

Love Supreme est une exploration burlesque et radicale qui passe par diverses rencontres toutes plus désopilantes et intrigantes les unes que les autres, jusqu’à celle d’un amour ultime, suprême. Un philosophe allemand volubile et passionné de varappe, une psychanalyste revêche, une jeune comédienne qui rêve de monter La Mouette de Tchekov, un noble extravagant passionné de chasse à courre… Le narrateur bricole un roman de survie et d’amour, un conte moderne « qui finit bien », une utopie ultra contemporaine pour un « paradis mode d’emploi ».

À lire – Olivier Cadiot, Love supreme, P.O.L., 2026

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Oliver Lovrenski – tah l’époque

Entretien mené par Sylvie Tanette
Interprète : Marina Heide

Ils avaient quinze ans et déjà le monde leur avait retiré ses promesses. Ivor, Marco, Arjan, Jonas ; une fraternité forgée dans la poussière des terrains vagues, dans la fumée des halls d’immeubles. Ensemble ils défiaient les règles du jeu. La rue comme royaume, la nuit comme frontière, et le langage comme arme. La rage de vivre se heurte rapidement au désenchantement, mais dans son sillon pulsent, des instants fugaces d’amour, d’humour et de poésie.

tah l’époque porte la rumeur de la ville, le heurt des langues, la violence et la tendresse. C’est l’histoire d’une jeunesse sans abri, et d’un écrivain qui, à dix-neuf ans, sait déjà que la beauté et la douleur ont le même visage.

Une plongée inédite au cœur d’une jeunesse sauvage et désenchantée et la naissance d’un talent littéraire exceptionnel.

À lire – Oliver Lovrenski, tah l’époque, traduit du norvégien par Marina Heide, Actes Sud, 2026

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Tash Aw – Le Sud

Entretien mené par Sylvie Tanette

Malaisie, fin des années 1990. À la mort de son grand-père, le jeune Jay se rend dans le sud du pays avec sa famille pour passer l’été dans la propriété dont ils viennent d’hériter : une ferme autrefois florissante, qu’ils retrouvent délabrée. Les arbres sont malades, les sols appauvris par la sécheresse, les récoltes misérables. Malgré tout, le père de Jay l’envoie travailler dans les vergers, notamment aux côtés de Chuan, le fils du gérant du domaine.

Le temps d’une saison brûlante, au rythme des baignades et des virées en scooter, l’attirance entre les deux garçons ne cesse de croître, tandis que, dans cette ferme isolée, l’équilibre familial menace de vaciller. Secrets et regrets ressurgissent alors que, comme la terre, tous subissent, impuissants, le passage du temps.

Un livre éblouissant de grâce et de poésie sur la naissance du désir, l’attachement à une terre, et ce dont nous héritons – parfois malgré nous.

À lire – Tash Aw, Le Sud, traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj, Flammarion, 2026

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Lyonel Trouillot – Bréviaire des anonymes

Entretien mené par ​​Valérie Marin La Meslée

Dans une ville côtière abandonnée, loin du climat insurrectionnel de la capitale, un fonctionnaire haïtien fait l’inventaire d’une bibliothèque léguée à l’État, une collection d’ouvrages célébrant les grands esprits qui ont marqué l’histoire.

Écrivant à son oncle, qui lui a servi de père et de mentor, le jeune homme voit se mêler à sa lettre les récits de voix entrées par effraction. Celles de Macho, gérant de l’unique bar du bord de mer dépeuplé, de Manie, petite bossue au destin tragique, ou encore d’Ayan, condisciple de classe avide de vengeance.

Tous réclament leur droit à ne pas être oubliés. Les vies des humbles ne sont-elles pas, elles aussi, dignes d’être racontées ?

À lire – Lyonel Trouillot, Bréviaire des anonymes, Actes Sud, 2026

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Mathieu Simonet – Le grain de beauté

Entretien mené par Raphaëlle Leyris

Le grain de beauté est un récit autobiographique de la vie avec l’être aimé disparu. Après la mort de son mari Benoît, Mathieu Simonet offre une réflexion sur la notion de deuil et sur ce qui constitue un couple. En écrivant à la demande de son mari, il expose leur relation avec sincérité, y compris ses zones d’ombre et l’évolution de leur intimité. Son enquête dans le passé de Benoît met en lumière tout ce qu’il ignorait encore de lui. Le récit devient une méditation sur l’amour, la mémoire et le mystère qui subsiste en chacun.

À lire – Mathieu Simonet, Le grain de beauté, Philippe Rey, 2026