La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

En cours de lecture

« Parler tout contre » – Assia Djebar

Par Kaouther Adimi & Leili Anvar
Entretien mené par Sofiane Hadjadj

« Ne pas prétendre “ parler pour ”, ou pis, “ parler sur ”, à peine parler près de, et si possible tout contre » confie Assia Djebar au seuil de son recueil de nouvelles Femmes d’Alger dans leur appartement.

Dix ans après la disparition de l’écrivaine algérienne, cet art poétique de la sororité se dévoilera au cours d’une causerie intimiste entre Kaouther Adimi, voix majeure de la nouvelle génération d’auteur-e-s algérien-ne-s, et Leili Anvar, traductrice et spécialiste reconnue de poésie et mystique persanes.

Toutes deux révéleront leur lecture personnelle d’une œuvre majeure du paysage littéraire franco-algérien et mondial. Elles livreront à Sofiane Hadjadj, auteur et éditeur des œuvres d’Assia Djebar en Algérie, leur réflexion sur cette œuvre complexe et féconde qui nourrit leur imaginaire et inspire la création contemporaine.

À lire – Assia Djebar, La Beauté de Joseph, éd. Barzakh, 2025 – Kaouther Adimi, La joie ennemie, Stock, collection « Ma nuit au musée », 2025.

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Anne Berest – Finistère

Entretien mené par Michèle Cléach

Festival Paris en toutes lettres 2025

« En retraçant la vie de mes ancêtres, j’ai trouvé mon pays d’écriture. »

C’est en écrivant, avec sa sœur Claire, l’histoire de leur arrière-grand-mère, Gabriële, qu’Anne Berest a vécu cette épiphanie, qu’elle a su que son grand projet littéraire serait de faire œuvre à partir de son arbre généalogique.

Après Gabriële et La carte postale, des « romans vrais » sur sa branche maternelle, elle publie Finistère, le roman de sa branche paternelle, une lignée de trois hommes fidèles à leurs origines mais adeptes de la bifurcation. Une lignée d’hommes engagés dans l’action, qui s’inscrivent dans l’Histoire de la Bretagne et dans celle de la France.

Fresque historique, sociologique et géographique, Finistère est aussi l’histoire de la relation d’un père taiseux et de sa fille qui aimerait tant que les mots soient dits.

Romancière du réel, de l’Histoire et de l’histoire familiale, Anne Berest dit que lorsqu’elle écrit, elle n’écrit pas seule. Qui sont ces « autres » qui l’accompagnent ? Que met-elle dans son laboratoire d’écriture qui lui permette de raconter simplement des vies complexes ? Quels sont ses « outils » d’écrivaine ?

Une masterclass par Aleph-Écriture

À lire – Anne Berest, Finistère, Albin Michel, 2025 – La carte Postale, Grasset, 2021 (Le Livre de Poche, 2022) – Gabriële, Stock, 2017 (Le Livre de Poche, 2018).

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Marc Weitzmann – La part sauvage

Entretien mené par Raphaëlle Leyris

Festival Paris en toutes lettres 2025

« Philip Roth est mort le 22 mai 2018. J’avais fait sa connaissance presque vingt ans plus tôt, en 1999 – vingt années qui de Jérusalem à New York et Paris, avaient vu le monde global exploser, la haine et le populisme tout submerger et ma propre vie basculer, mais durant lesquelles nous étions devenus amis. Il avait tenu dans ma vie comme dans celle de ses lecteurs le rôle de refuge mental et de boussole. Et maintenant qu’il était en train de mourir, le pays qui lui avait fourni la matière première de ses livres était détricoté par Donald Trump.
Le choc intime de sa mort a alors pris un autre sens : celui de la fin d’un monde au profit de la violence, de la montée de l’antisémitisme, du retour en force des idéologies.
Depuis l’Amérique telle qu’elle aurait pu être, ce livre révèle les États-Unis tels qu’ils sont. »
Marc Weitzmann

À lire – Marc Weitzmann, La part sauvage, Prix Femina Essai, Grasset, 2025.

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« Aux avortées inconnues »

Avec Darina Al Joundi, Anne Alvaro, Bénedicte Mbemba, Yvette Caldas, Samuel Charle, Agnès Château, Philippe Duclos, India Hair, Clotilde Hesme, Mata Gabin, Isabelle Lafon, Barbara Lamballais, Emmanuel Lemire, Toufan Manoutcheri, Estelle Meyer, Maëlys Ricordeau, Kelly Rivière, Françoise Gillard
Et avec la présence d’Annie Ernaux
Soirée à l’initiative de Mariana Otero
Musique par Maëlle Desbrosses

L’association « Aux avortées inconnues », formée à l’initiative de Mariana Otero, appelle à ériger à Paris un monument à la mémoire des milliers de femmes décédées suite à des avortements clandestins avant l’adoption de la loi Veil de 1975.

Dans le cadre de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement, l’association présentera ce projet de monument, sa portée mémorielle ainsi que son rôle dans le présent pour défendre le droit à l’avortement en France et dans le monde.

L’association donnera aussi à entendre la parole de femmes ayant voulu avorter au début des années 1970, avec la lecture par des comédien.ne.s de lettres extraites de l’ouvrage à paraître Lettres pour un avortement illégal (1971/1974). Cet ouvrage constitué à partir des archives de l’association Choisir la cause des femmes, rassemble des courriers de femmes demandant un avortement illégal à un Professeur de médecine militant pro-choix.

Émouvantes par leur contenu et leur style, ces lettres témoignent de la vie des femmes dans les années 1970 et plus généralement, du désespoir qui s’empare des femmes quand elles ne peuvent avorter légalement.

Interventions de la cinéaste Mariana Otero, des universitaires Stéphanie Hennette Vauchez et Bibia Pavard, spécialistes de l’avortement, de la Directrice de l’association Choisir la Cause des femmes, Violaine Lucas, de Floriane Volt Directrice des affaires économiques et juridiques de la Fondation des femmes et de Sarah Durocher, Présidente du Planning familial.

En partenariat avec l’association Choisir la cause des femmes, le Planning familial et la Fondation des Femmes.

À lire – Collectif, Lettres pour un avortement illégal de 1970 à 1974, Libertalia, 2025.

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(OUiiii) #1 – Littérature féministe & érotique – "Me my sexe and I"

Par Axelle Jah Njiké
Lecture par Marie-Sohna Condé
Entretien mené par Eva Sauphie

Imaginé par Axelle Jah Njiké, autrice afropéenne et militante féministe païenne, (OUiiii) invite à découvrir des textes de la littérature érotique écrite par des femmes autrices d’hier et d’aujourd’hui.

Invitant le temps d’une soirée une autrice, à une discussion sur le désir et le plaisir féminin, la sexualité, et l’intimité, ce cycle littéraire féministe et érotique convie le public à découvrir des œuvres pornographiques et érotiques que toute lectrice (jeune ou moins jeune, féministe ou pas) devrait avoir lu.

À chaque édition, une sélection renouvelée subjective et non-exhaustive de textes cultivant la multiplicité des voix et des expériences sera proposée, afin de mettre en lumière l’agentivité des femmes dans ce domaine et en quoi les récits qu’elles ont produits peuvent contribuer à forger l’imaginaire érotique de toute une chacune.

Wendy Delorme n’étant malheureusement plus disponible pour cette première édition comme annoncé, cette soirée sera assurée par Axelle Jah Njiké – en conversation avec la journaliste Eva Sauphie autour de textes de sa sélection, avant-propos aux autres rendez-vous du cycle et à ses invitées.

Cette rencontre a lieu dans le cadre de LA B.A.S.E, cycle de rendez-vous intergénérationnel culturels féministes – créé, produit et présenté par Axelle Jah Njiké.

À lire – Axelle Jah Njiké, Journal intime d’une féministe (noire), Au Diable Vauvert, 2022 – Collectif, sous la dir. de Léonora Miano, Volcaniques : une anthologie du plaisir, Mémoire d’Encrier, 2015.