La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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La Correspondance d’Erik Satie par Micha Lescot

Montage de texte : Sylvie Ballul

Festival Paris en toutes lettres 2025

Compositeur, poète, calligraphe, dessinateur, Erik Satie (1866-1925) était un antihéros visionnaire qui a passé plus de temps, hélas, dans l’oubli que dans la lumière. Alors que Wagner domine le monde musical, Satie révolutionne la musique. Ses œuvres minimalistes, dont les plus connues sont les « Gymnopédies » ou les « Gnossiennes », annoncent l’arrivée du jazz, de la musique dodécaphonique et sont pour les musiciens une source d’inspiration d’une richesse infinie, aujourd’hui encore.

Sa correspondance qui réunit environ un millier de lettres reflète sa personnalité décalée et excentrique et son sens de l’humour d’une rare sagacité. On découvre un personnage éminemment complexe et attachant.

La lecture de cette « correspondance presque complète » est confiée à Micha Lescot dont l’immense créativité s’harmonise à merveille avec la fantaisie d’Erik Satie.

Lecture créée aux Correspondances de Manosque 2025

À lire – Erik Satie, Correspondance presque complète, réunie et présentée par Ornella Volta, Fayard, 2000.

Avec le soutien de la Fondation d’entreprise La Poste

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« Parler tout contre » – Assia Djebar

Par Kaouther Adimi & Leili Anvar
Entretien mené par Sofiane Hadjadj

« Ne pas prétendre “ parler pour ”, ou pis, “ parler sur ”, à peine parler près de, et si possible tout contre » confie Assia Djebar au seuil de son recueil de nouvelles Femmes d’Alger dans leur appartement.

Dix ans après la disparition de l’écrivaine algérienne, cet art poétique de la sororité se dévoilera au cours d’une causerie intimiste entre Kaouther Adimi, voix majeure de la nouvelle génération d’auteur-e-s algérien-ne-s, et Leili Anvar, traductrice et spécialiste reconnue de poésie et mystique persanes.

Toutes deux révéleront leur lecture personnelle d’une œuvre majeure du paysage littéraire franco-algérien et mondial. Elles livreront à Sofiane Hadjadj, auteur et éditeur des œuvres d’Assia Djebar en Algérie, leur réflexion sur cette œuvre complexe et féconde qui nourrit leur imaginaire et inspire la création contemporaine.

À lire – Assia Djebar, La Beauté de Joseph, éd. Barzakh, 2025 – Kaouther Adimi, La joie ennemie, Stock, collection « Ma nuit au musée », 2025.

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Anne Berest – Finistère

Entretien mené par Michèle Cléach

Festival Paris en toutes lettres 2025

« En retraçant la vie de mes ancêtres, j’ai trouvé mon pays d’écriture. »

C’est en écrivant, avec sa sœur Claire, l’histoire de leur arrière-grand-mère, Gabriële, qu’Anne Berest a vécu cette épiphanie, qu’elle a su que son grand projet littéraire serait de faire œuvre à partir de son arbre généalogique.

Après Gabriële et La carte postale, des « romans vrais » sur sa branche maternelle, elle publie Finistère, le roman de sa branche paternelle, une lignée de trois hommes fidèles à leurs origines mais adeptes de la bifurcation. Une lignée d’hommes engagés dans l’action, qui s’inscrivent dans l’Histoire de la Bretagne et dans celle de la France.

Fresque historique, sociologique et géographique, Finistère est aussi l’histoire de la relation d’un père taiseux et de sa fille qui aimerait tant que les mots soient dits.

Romancière du réel, de l’Histoire et de l’histoire familiale, Anne Berest dit que lorsqu’elle écrit, elle n’écrit pas seule. Qui sont ces « autres » qui l’accompagnent ? Que met-elle dans son laboratoire d’écriture qui lui permette de raconter simplement des vies complexes ? Quels sont ses « outils » d’écrivaine ?

Une masterclass par Aleph-Écriture

À lire – Anne Berest, Finistère, Albin Michel, 2025 – La carte Postale, Grasset, 2021 (Le Livre de Poche, 2022) – Gabriële, Stock, 2017 (Le Livre de Poche, 2018).

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Marc Weitzmann – La part sauvage

Entretien mené par Raphaëlle Leyris

Festival Paris en toutes lettres 2025

« Philip Roth est mort le 22 mai 2018. J’avais fait sa connaissance presque vingt ans plus tôt, en 1999 – vingt années qui de Jérusalem à New York et Paris, avaient vu le monde global exploser, la haine et le populisme tout submerger et ma propre vie basculer, mais durant lesquelles nous étions devenus amis. Il avait tenu dans ma vie comme dans celle de ses lecteurs le rôle de refuge mental et de boussole. Et maintenant qu’il était en train de mourir, le pays qui lui avait fourni la matière première de ses livres était détricoté par Donald Trump.
Le choc intime de sa mort a alors pris un autre sens : celui de la fin d’un monde au profit de la violence, de la montée de l’antisémitisme, du retour en force des idéologies.
Depuis l’Amérique telle qu’elle aurait pu être, ce livre révèle les États-Unis tels qu’ils sont. »
Marc Weitzmann

À lire – Marc Weitzmann, La part sauvage, Prix Femina Essai, Grasset, 2025.

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« Aux avortées inconnues »

Avec Darina Al Joundi, Anne Alvaro, Bénedicte Mbemba, Yvette Caldas, Samuel Charle, Agnès Château, Philippe Duclos, India Hair, Clotilde Hesme, Mata Gabin, Isabelle Lafon, Barbara Lamballais, Emmanuel Lemire, Toufan Manoutcheri, Estelle Meyer, Maëlys Ricordeau, Kelly Rivière, Françoise Gillard
Et avec la présence d’Annie Ernaux
Soirée à l’initiative de Mariana Otero
Musique par Maëlle Desbrosses

L’association « Aux avortées inconnues », formée à l’initiative de Mariana Otero, appelle à ériger à Paris un monument à la mémoire des milliers de femmes décédées suite à des avortements clandestins avant l’adoption de la loi Veil de 1975.

Dans le cadre de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement, l’association présentera ce projet de monument, sa portée mémorielle ainsi que son rôle dans le présent pour défendre le droit à l’avortement en France et dans le monde.

L’association donnera aussi à entendre la parole de femmes ayant voulu avorter au début des années 1970, avec la lecture par des comédien.ne.s de lettres extraites de l’ouvrage à paraître Lettres pour un avortement illégal (1971/1974). Cet ouvrage constitué à partir des archives de l’association Choisir la cause des femmes, rassemble des courriers de femmes demandant un avortement illégal à un Professeur de médecine militant pro-choix.

Émouvantes par leur contenu et leur style, ces lettres témoignent de la vie des femmes dans les années 1970 et plus généralement, du désespoir qui s’empare des femmes quand elles ne peuvent avorter légalement.

Interventions de la cinéaste Mariana Otero, des universitaires Stéphanie Hennette Vauchez et Bibia Pavard, spécialistes de l’avortement, de la Directrice de l’association Choisir la Cause des femmes, Violaine Lucas, de Floriane Volt Directrice des affaires économiques et juridiques de la Fondation des femmes et de Sarah Durocher, Présidente du Planning familial.

En partenariat avec l’association Choisir la cause des femmes, le Planning familial et la Fondation des Femmes.

À lire – Collectif, Lettres pour un avortement illégal de 1970 à 1974, Libertalia, 2025.