La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

En cours de lecture

15, Service d’Aide aux Mots Universels, anthologie de poésie

Avec Katerina Apostolopoulou, Nawel Ben Kraïem, Aurélien Dony, Bruno Doucey, Aurélia Lassaque & Murielle Szac
Accompagnés par le musicien Nassim Kouti

Vivante-Vibrante, Planétaire, Babel, Ensemble, Coloré, Résistance, Découverte, Intime, Solaire, Chant, Combats, Désobéissance, Transmission, Hospitalité, Fraternité-Sororité : les voici les quinze mots par lesquels nous entendons fêter le Printemps des Poètes 2025 et le quinzième anniversaire de la maison d’édition Bruno Doucey. 15 ans ! C’est le temps de l’amour, le temps des copains et de l’aventure… Oui, mais le 15 est aussi un numéro d’appel d’urgence, celui du SAMU, acronyme que nous déclinons ainsi : Service d’Aide aux Mots Universels, ou pour les moins optimistes d’entre nous, Sauvez Au Moins l’Universel ! SAMU social oblige, 115 poètes constituent l’armée de libération que nous levons cette année pour faire front aux menaces de notre temps. Parce que la poésie élargit le monde de son sourire.

Dans le cadre du Printemps des Poètes.

À lire –
15, Service d’Aide aux Mots Universels, anthologie établie par Bruno Doucey et Ariane Lefauconnier, éd. Bruno Doucey, 2025.

En cours de lecture

Mohamed Mbougar Sarr

Rencontre proposée par la revue Kometa

Politiquement incorrect ou délicieusement subversif ?

Dans son numéro 5, « Rire pour résister », la revue Kometa publie une série d’images du portraitiste sénégalais Omar Victor Diop, qui s’incruste dans des photos de familles de la classe moyenne blanche et privilégiée en pleine Amérique ségrégationniste d’après-guerre.

« Le premier écrivain noir depuis 1921 à remporter le prix Goncourt. » Ainsi commence la fiche Wikipédia de Mohamed Mbougar Sarr, primé en 2021 pour La Plus Secrète Mémoire des hommes (éd. Philippe Rey). Né au Sénégal, comme Omar Victor Diop, qu’il admire, l’écrivain raconte en miroir comment, en devenant un « Miss France littéraire » comme il le dit avec humour, il s’est lui aussi incrusté dans un paysage littéraire essentiellement blanc.

Rencontre proposée par la revue Kometa : Née du choc du retour de la guerre sur le continent européen, la revue Kometa raconte le monde là où il bascule et soutient des autrices et auteurs en résistance dans leur pays.

À lire –
Mohamed Mbougar Sarr, La plus secrète mémoire des hommes, (Prix Goncourt 2021), éd. Philippe Rey, 2021.

En cours de lecture

Selby Wynn Schwartz – Après Sappho

Lecture par l'autrice, Anne F. Garréta, Margot Gallimard, Estelle Meyer, Suzette Robichon & Céline Sciamma

Après Sappho nous entraîne au moyen d’une prodigieuse narration chorale à la rencontre du destin d’écrivaines, de peintres et d’artistes qui ont bravé l’oppression, et nous guide à travers les débuts trépidants du XXᵉ siècle aux côtés de figures incontournables : Natalie Barney, Renée Vivien, Romaine Brooks, Gertrude Stein, Virginia Woolf, Sarah Bernhardt, Isadora Duncan, Lina Poletti, Eleonora Duse, Colette …

Biographie, roman, portrait, manifeste, récit expérimental, ce livre est aussi une méditation lumineuse sur l’héritage des pionnières de notre passé. Ode à la liberté, il est fait de lutte et de joie.

À lire –
Selby Wynn Schwartz, Après Sappho, trad. de l’anglais (États-Unis) par Hélène Cohen, préfaces d’Anne F. Garréta et Estelle Meyer, Gallimard, coll. « Hors-Série L’Imaginaire », 2024.

En cours de lecture

Le Book Club de la NRF

Avec Hervé Le Tellier, Véronique Ovaldé, Ryoko Sekiguchi & Emmanuel Villin
Animé par Olivia Gesbert, rédactrice en chef de la NRF

Lisons avec La NRF !
Quatre critiques de La Nouvelle Revue Française, la prestigieuse revue littéraire de Gallimard, discutent ensemble de livres récemment traduits et publiés en France. Libres de les avoir aimés ou pas aimés, ces écrivains, que vous connaissez à travers leurs livres, se retrouvent sur la scène de la Maison de la Poésie pour partager avec vous une expérience de lecteurs, leurs enthousiasmes ou leurs réserves, mais aussi un point de vue sur la littérature étrangère d’aujourd’hui. Comment un livre rencontre-t-il son époque ? Dans quelle histoire littéraire s’inscrit-il ? Cette lecture les a-t-elle transformés ? Ont-ils été touchés, convaincus par le style et les partis pris esthétiques de l’auteur ?

À lire –
Hervé Le Tellier, Contes liquides de Jaime Montestrela, illustrations de Killoffer, L’arbalète / Gallimard, 2024.
Véronique Ovaldé, À nos vies imparfaites, Flammarion, 2024.
Ryoko Sekiguchi, L’Appel des odeurs, P.O.L., 2024.
Emmanuel Villin, Kim Philby et moi, Stock, 2024.

Livres évoqués –
Haruki Murakami, La Cité aux murs incertains, trad. du japonais par Hélène Morita, Belfond, 2025.
Han Kang, Impossibles Adieux, trad. du coréen (Corée du Sud) par Kyungran Choi et Pierre Bisiou, Grasset, 2023.
Nasser Abu Srour, Je suis ma liberté, trad. de l’arabe (Palestine) par Stéphanie Dujols, coll. «Du monde entier», Gallimard, 2025.
Johann Chapoutot, Les irresponsables. Qui a porté Hitler au pouvoir ?, coll. « NRF Essai », Gallimard, 2025.

En cours de lecture

Jessica Martin (François Beaune) – La profondeur de l’eau

Lecture par Florence Loiret Caille
Entretien mené par Sophie Joubert

Depuis ses huit ans, Jessica passe de foyers en familles d’accueil. Sa mère et son beau-père sont en prison. Comme chaque mois de novembre, elle va fleurir la tombe de son petit frère. Elle a maintenant vingt et un ans. Il est temps pour elle de plonger dans l’épais dossier d’instruction où sont consignés les secrets de sa famille. Et ce qu’elle va découvrir dépasse l’imagination. À travers la voix de Jessica, c’est toute la détresse des plus démunis qui résonne. Ce récit d’un fait divers glaçant est aussi celui d’une lutte pied à pied contre le déterminisme social.

Jessica Martin est le pseudonyme commun que l’héroïne du livre, qui souhaite rester anonyme, et l’écrivain François Beaune ont choisi pour signer ce roman de non-fiction.

À lire – Jessica Martin (François Beaune), La profondeur de l’eau, Albin Michel, 2025.