La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Le fleuve qui voulait écrire

Le fleuve qui voulait écrire

Les auditions du parlement de Loire

Performance & rencontre autour du livre mis en récit par Camille de Toledo
Avec Matthieu Duperrex, Sarah Vanuxem & Rodolphe Alexis, Bruno Marmiroli, Virginie Serna & Camille de Toledo
Modération : Sophie Joubert

Et si un fleuve, Loire, et les divers éléments terrestres écrivaient une constitution ? Et si les entités naturelles, rivières, montagnes, forêts, océans, glaciers et sols… étaient, à force d’exploitation, de prédation, en voie d’inventer leur grammaire, exigeant leur représentation ? Voici les auditions du parlement de Loire, voici l’histoire d’un soulèvement légal terrestre…

Avec Les Liens qui Libèrent, Manuella éditions et le Pôle art et urbanisme


Déroulé de la soirée :

18h30 – HISTOIRE D’UN SOULÈVEMENT DE LA NATURE
Avec Matthieu Duperrex, Sarah Vanuxem et l’audiographiste Rodolphe Alexis.

En live, on entend des sons du monde, dix tableaux sonores mêlant des voix animales et végétales… et s’entrelaçant avec les voix de ces autres qu’humains, les trois protagonistes, Duperrex, Vanuxem et Toledo racontent, en dix dates, le soulèvement légal de la nature, des textes de Christopher Stone de 1972 jusqu’à la déclaration des droits de Loire en passant par la constitution de l’Equateur, la reconnaissance des fleuves Atrato, Whanganui, Mgapie…

19h30 – LE FLEUVE QUI VOULAIT ÉCRIRE…
Avec Bruno Marmiroli, Virginie Serna & Camille de Toledo

En partant d’une dizaine de couple-pages extraites du livre, Le fleuve qui voulait écrire, la discussion cherchera à mettre en partage les grandes questions qui naissent de ce soulèvement légal de la nature, notamment en suivant le cas du fleuve Loire et de son bassin versant. Virginie Serna et Bruno Marmiroli ont suivi l’intégralité du processus des auditions du Parlement de Loire. Ils témoigneront d’une évolution des représentations de la nature, dès lors que celle-ci devient sujet, personne, voix…

À lire – Camille de Toledo, Le fleuve qui voulait écrire, Manuella Éditions – LLL- Les liens qui libèrent, 2021.

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LES ENTRETIENS DE PO&SIE

LES ENTRETIENS DE PO&SIE
Contra Mundum & La revue Hyperion : On The Future of Aesthetics

Avec Rainer J. Hanshe, Mary Shaw, Kari Hukkila, Carole Viers-Andronico, Pierre Senges, Martin Rueff & Claude Mouchard

À l’occasion du dixième anniversaire de la maison d’édition new-yorkaise Contra Mundum Press, la revue Po&sie accueille Rainer Hanshe, directeur de Contra Mundum, Mary Shaw, Kari Hukkila, Carole Viers-Andronico & Pierre Senges. Rainer Hanshe et son équipe publient la revue Hyperion : on the Future of Aesthetics et, avec une imagination et une précision éditoriales exceptionnelles, des volumes écrits en anglais ou traduits en anglais (souvent en édition bilingue) de diverses langues, dont le français.

Parmi les auteurs publiés : Ghérasim Luca, Miklos Szentkuthy, Fernando Pessoa, L. A. Blanqui, Robert Kelly, Pier Paolo Pasolini, Federico Fellini, Robert Musil, Lorand Gaspar, Jean-Jacques Rousseau, Ahmad Shamlu, Jean-Luc Godard, Otto Dix, Pierre Senges, Charles Baudelaire, Joseph Kessel, Adonis et Pierre Joris, le Marquis de Sade, Paul Celan, Marguerite Duras, Hans Henny Jahnn.

Sera en particulier abordée – par lectures et interrogations – l’œuvre extraordinaire (et multilingue) de l’italien (poète, artiste visuel, critique, traducteur, « bibliste ») Emilio Villa (1914 – 2003).

À lire – La revue Hyperion : on the Future of Aesthetics, Contra Mundum Press.

La revue Po&sie, éditions Belin.

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« EXILS, HISTOIRE, POLITIQUE »

Avec Dubravka Ugrešić & Gonçalo M. Tavares
Rencontre animée par Francesca Isidori - Interprètes : Chloé Billon & Ana Rita de Eça

Quels sont les liens entre littérature et politique dans un monde à reconstruire ? Quelle est la part de l’imaginaire ? Comment résister à la barbarie à l’ère de la technique ? Par la littérature ? De Zagreb assiégée au Portugal de l’après-Salazar, il sera question de double culture, de langues, de mélancolie et d’un humour savamment grinçant. Une conversation sur l’expérience de l’exil.

À lire – Dubravka Ugrešić, Baba Yaga a pondu un œuf, trad. du croate par Chloé Billon, Christian Bourgois, 2021. Gonçalo M. Tavares, Le Quartier, Les Messieurs, trad. du portugais par Dominique Nédellec, éd. Viviane Hamy, 2021.

Rencontre proposée par Lettres d’Europe et d’Ailleurs, portées par KOSMOPOLIT et les Amis du Roi des Aulnes.
En partenariat avec l’Institut Camões.

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DEBORAH LEVY & EMANUELE COCCIA

Rencontre animée par Elisabeth Philippe - Interprète : Marguerite Capelle

Après Ce que je ne veux pas savoir et Le coût de la vie (diptyque couronné par le Prix Femina du roman étranger en 2020), la britannique Deborah Levy clôt son cycle autobiographique. Ces trois textes captés « dans la tempête de la vie », disent une manière d’être au monde et revendiquent avec brio la conquête d’un espace à soi. Une idée qui traverse aussi le nouveau livre d’Emanuele Coccia qui fait de la maison, notre maison, une expérience de pensée. Elle le conduit à élaborer une philosophie du vivant, qui construit une intimité avec ce qui l’entoure, préalable essentiel à l’altruisme.

Au cœur de ces deux textes en forme de promenades réflexives, une méditation belle et profonde sur ce que c’est qu’habiter.

À lire – aux éditions du Sous-sol : Deborah Levy, État des lieux, trad. de l’anglais par Céline Leroy, 2021 – À paraître le 4 novembre : Coffret trilogie Deborah Levy : Autobiographie en mouvement (Ce que je ne veux pas savoir / Le Coût de la vie / État des lieux).

Emanuele Coccia, Philosophie de la maison, trad. de l’italien par Léo Texier, éd. Rivages, 2021.

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Soirée Thomas Bernhard

Lecture par Denis Podalydès
Introduction par Ute Weinmann & Dieter Hornig, co-directeurs du Cahier de L’Herne Bernhard

« Rayonner ! Non seulement mondialement, mais universellement. Chaque mot dans le mille. Chaque chapitre une mise en accusation du monde. »
Thomas Bernhard

On croit connaître Thomas Bernhard : romancier, dramaturge, imprécateur, immense écrivain du refus, du « contre ». Mais depuis sa mort en février 1989, de nouvelles approches de l’homme et de l’œuvre se sont ouvertes grâce aux archives, et à l’édition des œuvres complètes, contenant non seulement la prose et le théâtre, mais aussi les premiers textes journalistiques, les poèmes et les entretiens. S’y ajoute la publication de la correspondance avec son éditeur S. Unseld, directeur de la maison Suhrkamp. Tout ce corpus confirme que le rayonnement de son écriture et de sa posture n’a cessé de croître. La publication d’un Cahier de l’Herne Bernhard offre la possibilité d’explorer ces nouvelles pistes, d’éclairer la genèse de cette écriture et de prendre la mesure de son importance dans le monde actuel.

Avec le soutien du Forum Culturel Autrichien & Agora-CYU-Université Paris Cergy

À lire – aux éditions de L’Herne, 2021 : Cahier de l’Herne Thomas Bernhard, (dirigé par Dieter Hornig et Ute Weinmann) – Thomas Bernhard, L’Italien (suivi de À la lisière des arbres et Kulterer).