La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

En cours de lecture

Alexis Pauline Gumbs – Non-noyées

Lecture par Marie-Julie Chalu
Entretien avec l’autrice et ses co-traductrices, Myriam Rabah-Konaté et Mabeuko Oberty, mené par Amandine Nana
Interprète : Valentine Leÿs

Dans les profondeurs de l’océan, une symphonie silencieuse se déploie. Les mammifères marines – baleines, dauphins ou otaries – naviguent dans les eaux bleues, témoins silencieux de la beauté et de la fragilité de notre planète. Inspirée par ces créatures majestueuses, Alexis Pauline Gumbs explore les intersections entre le féminisme noir et l’écologie, deux mouvements politiques puissants qui convergent vers un objectif commun : la justice sociale et environnementale.

En s’appuyant sur des figures influentes du féminisme noir telles d’Audre Lorde, June Jordan, Sylvia Wynter ainsi que de l’histoire transatlantique esclavagiste, Alexis Pauline Gumbs révèle les enseignements précieux que nous pouvons tirer de ces mammifères marines. Ces créatures incarnent une résilience remarquable face aux défis de notre époque : survivre dans des environnements hostiles, résister à la chasse et à l’exploitation humaine, tout en préservant leur communauté et leur écosystème.

D’une puissance rare, un ouvrage à la croisée de la théorie politique et de la poésie qui réinvente notre lien au vivant.

Soirée présentée en partenariat avec le Palais de Tokyo

À lire – Alexis Pauline Gumbs, Non-noyées, Leçons féministes noires apprises auprès des mammifères marines, trad. de Emma Bigé, Myriam Rabah-Konaté et Mabeuko Oberty, éd. Burn Août et Les liens qui libèrent, 2024

À regarder – « Tituba, qui pour nous protéger ? » Exposition collective librement inspirée du roman de Maryse Condé, Moi, Tituba, sorcière noire de Salem (Folio) – Palais de Tokyo

En cours de lecture

Le Club des critiques de la NRF

Avec Xabi Molia, Benjamin Hoffmann, Valérie Zenatti & Véronique Ovaldé
Animé par Olivia Gesbert, rédactrice en chef de la NRF
Festival Paris en toutes lettres 2024

Lisons avec La NRF !
Les nouveaux romans de J.M. Coetzee, Richard Ford, Nathan Hill et Alia Trabucco Zerán

Quatre critiques de La Nouvelle Revue Française, la prestigieuse revue littéraire de Gallimard, discutent ensemble de livres récemment traduits et publiés en France. Libres de les avoir aimés ou pas aimés, ces écrivains, que vous connaissez à travers leurs livres, se retrouvent sur la scène de la Maison de la Poésie pour partager avec vous une expérience de lecteurs, leurs enthousiasmes ou leurs réserves, mais aussi un point de vue sur la littérature étrangère d’aujourd’hui. Comment un livre rencontre-t-il son époque ? Dans quelle histoire littéraire s’inscrit-il ? Cette lecture les a-t-elle transformés ? Ont-ils été touchés, convaincus par le style et les partis pris esthétiques de l’auteur ?

Au cours de cette soirée, il sera question du Paradis des fous de Richard Ford (L’Olivier, 2024), du nouveau roman de J.M. Coetzee (Le Seuil, 2024), du livre de Nathan Hill, Bien-être, (Gallimard, 2024) et de Propre d’Alia Trabucco Zeran (Robert Laffont, 2024).

À lire – Xabi Molia, La vie ou presque, Seuil, 2024 – Benjamin Hoffmann, Les Minuscules, Gallimard, 2024 – Valérie Zenatti, Qui-vive, L’Olivier, 2024 – Véronique Ovaldé, À nos vies imparfaites, Flammarion, 2024 – Richard Ford, Paradis des fous, trad. de l’anglais (États-Unis) par Josée Kamoun, L’Olivier, 2024 – J.M. Coetzee, Le Polonais, trad. de l’anglais (Afrique du Sud) par Sabine Porte, Le Seuil, 2024 – Alia Trabucco Zeran, Propre, trad. de l’espagnol (Chili) par Anne Plantagenet, Robert Laffont, 2024 – Nathan Hill, Bien-être, trad. de l’anglais (États-Unis) par Nathalie Bru, Gallimard, 2024

En cours de lecture

« Voix de la littérature algérienne »

Avec Maya Ouabadi & Lamine Ammar-Khodja
Projection suivie d’un entretien mené par Tiphaine Samoyault
Festival Paris en toutes lettres 2024

Portée le désir de faire connaître la littérature algérienne, maghrébine et africaine plus généralement, Maya Ouabadi a fondé la maison Motifs à Alger en 2018. Elle dirige aussi la revue Fassl, espace littéraire et critique, et La Place, première revue féministe algérienne lancée en 2022. La maison collabore par ailleurs avec Talitha et les Archives Bouanani à une collection de textes sur le cinéma.
Avec le cinéaste Lamine Ammar-Khodja, ils ont réalisé un film à partir des archives des éditions Motifs et des revues. La projection sera suivie d’un entretien avec Tiphaine Samoyault, qui œuvre à faire connaître et diffuser le travail aussi salutaire que nécessaire de Maya Ouabadi.

À lire – Les éditions Motifs

En cours de lecture

La Rata – Give it to me, Sexe femmes musique

Festival Paris en toutes lettres 2024

« Ce livre parle de musique populaire, de chanteuses qui ont mauvaise réputation, de post- colonialisme, de féminisme radical et de sexe, surtout de sexe. (Et c’est moi qui l’ai traduit). » Despentes

Du Blues au Rap en passant par le Rock, la Disco ou le Punk, il existait déjà des histoires des femmes dans la musique. Mais cet essai illustré est d’un autre registre. C’est un regard lesbien et prolétaire sur toutes celles – toutes des icônes – qui ont augmenté notre réalité et nous ont donné les outils pour démolir l’ange du foyer. Elles ont changé le monde en posant des bombes entre nos oreilles et en incendiant nos pupilles. La Rata écrit sur chacune d’entre elles avec de l’amour et les dessine comme les déesses qu’elles sont.

À lire – La Rata, Give it to me, Sexe femmes musique, trad. de l’espagnol par Virginie Despentes, Flammarion, 2024

En cours de lecture

James Baldwin par Dany Laferrière

En dialogue avec Simon Njami
Festival Paris en toutes lettres 2024

À l’occasion du centenaire de la naissance de James Baldwin, l’une des figures littéraires américaines les plus brillantes et incandescentes du XXe siècle, les éditions Stock publient un recueil de textes inédits. Une lecture essentielle.

Réputé pour son engagement dans le mouvement des Droits Civiques, James Baldwin n’a eu de cesse d’interroger et de décortiquer l’histoire et la société américaines. Dans ce recueil (nouvelle, essais, discours, conférences, lettres), la clairvoyance et la force de la pensée baldwinienne scintillent à chaque page. Il s’interroge sur la possibilité d’un président afro-américain, dénonce le racisme étatique, la manipulation médiatique ; il analyse l’hypocrisie du fondamentalisme religieux, livre ses réflexions sur les relations entre Noirs et Juifs ; expose l’importance de l’engagement social ; partage ses impressions sur le blues et la boxe. Au fil des pages s’esquisse le portrait en creux d’un Baldwin tour à tour romancier, journaliste, militant, essayiste et ancien prédicateur. En refermant ce recueil, on ne peut s’empêcher de se demander : « Mais qu’aurait donc écrit Baldwin aujourd’hui ? ». Grand connaisseur et admirateur de Baldwin, Dany Laferrière nous le dira peut-être ce soir.

À lire – James Baldwin, La croix de la rédemption, préface de Leonora Miano, trad. de l’anglais (États-Unis) par Valentine Leÿs et Romaric Vinet-Kammerer, Stock 2024 – Dany Laferrière, Petit traité du racisme en Amérique, Grasset 2023, Le livre de Poche 2024 – Simon Njami, La mécanique des souvenirs, J.C. Lattès, 2024