La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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DEBORAH LEVY - CE QUE JE NE VEUX PAS SAVOIR & LE COÛT DE LA VIE

En duplex de Londres - Lecture par Sarah Chiche

Rencontre animée par Marie-Madeleine Rigopoulos - Interprète : Marguerite Capelle
Lecture & rencontre

Lauréate du prix Femina étranger 2020 pour son diptyque autobiographique, Deborah Levy nous livre, avec Ce que je ne veux pas savoir et Le coût de la vie, un puissant récit sur l’émancipation féminine, l’écriture, l’amour et la maternité.
Dans le premier volet, Deborah Levy fuit à Majorque pour réfléchir et se retrouver, et pense à l’Afrique du Sud, ce pays qu’elle a quitté, à son enfance, à l’apartheid, à son père – militant de l’ANC emprisonné –, aux oiseaux en cage, et à l’Angleterre, son pays d’adoption. À cette adolescente qu’elle fut, griffonnant son exil sur des serviettes en papier.
Dans le second volet, elle est une anglaise de 50 ans qui s’est aménagé un cabanon pour écrire, seule boussole dans une vie qui peine à trouver une direction après la mort de sa mère. L’ellipse sur les décennies qui ont constitué son mariage n’est pas tout à fait anodine tant elles lui ont coûté.

À lire - Aux Éditions du sous-sol : Deborah Levy, Ce que je ne veux pas savoir et Le coût de la vie, trad.de l’anglais par Céline Leroy, 2020.

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« OÙ ES-TU ? » KEREN ANN & IRÈNE JACOB

Avec la complicité de la chorégraphe Joëlle Bouvier

Lecture musicale

Au printemps 2020, empêchées de se voir comme le reste du monde, Keren Ann à Paris et Irène Jacob dans les Cévennes, commencent une conversation qu’elles donnent à voir et à entendre sur Instagram. Puis l’idée d’un podcast live naît progressivement. Le principe est simple, Irène Jacob et Keren Ann se parlent dans un espace-temps différent que cette fois-ci elles choisissent. Puisqu’on ne peut plus voyager, elles décident de repousser les frontières de l’imagination, les villes défilent sans limites, au gré du live à travers leur mots, ceux des poètes et des chansons. Heureuses d’imaginer le premier itinéraire de ce voyage immobile avec la complicité de la chorégraphe Joëlle Bouvier, en direct à la Maison de la Poésie face à un public même restreint, même masqué, même à distance, comme une promesse d’un retour vers la scène, vers l’espoir aussi…

Durée : 30 min

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SOIRÉE DE LANCEMENT DE LA COLLECTION POINTS POÉSIE

Avec Souleymane Diamanka, Louis-Philippe Dalembert & Alain Mabanckou

Rencontre

« Souleymane Diamanka vient du monde du slam et du hip-hop. […] La poésie de Diamanka prêche l’oralité et, en cela, le poète est resté proche de ses racines peules : “ J’ai été bercé par les vocalises silencieuses de mes ancêtres […] Si quelqu’un te parle avec des flammes, réponds-lui avec de l’eau. “
Souleymane Diamanka se hisse au rang de ces rares “ conteurs romantiques “ à la croisée des cultures : celle de son pays de naissance, le Sénégal, et celle de sa terre adoptive, la France, où ses parents se sont installés l’année de ses quatre ans.

Lire Louis-Philippe Dalembert c’est être en phase avec la Parole, celle qui provient de ses ascendants du continent noir, celle qui a libéré le peuple d’Haïti des chaînes de l’esclavage, des atrocités coloniales et dont il nous traduit ici l’essence. […] Ces îles de plein sel et autres poèmes est une pièce primordiale pour comprendre l'œuvre de celui qui est devenu aujourd’hui une des voix majeures de la littérature d’expression française venue d’Haïti. »

Alain Mabanckou, Directeur de la collection Points Poésie

À lire - Aux éditions Points, collection « Poésie » en 2021 : Souleymane Diamanka, Habitant de nulle part, originaire de partout - Louis- Philippe Dalembert, Ces îles de plein sel et autres poèmes.

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ANNE-MARIE GARAT - HUMEUR NOIRE

Rencontre animée par Sophie Joubert

Rencontre

C’est lors d’une visite au musée d’Aquitaine de Bordeaux, dans l’exposition consacrée à la traite négrière, qu’Anne-Marie Garat tombe en arrêt devant un certain cartel aux termes pour le moins équivoques. Né d’une colère qui aurait pu rester passagère, ce livre revient, avec toute l’honnêteté et l’énergie qu’on connaît à son auteur, sur l’humeur noire qui s’installe, qu’elle a beau raisonner, jusqu’à ce qu’elle vire à l’obsession, ouvrant sur une infinité de questionnements. Aux premiers rangs desquels le rapport d’une ville à son histoire, l’amnésie ou le mensonge collectif, le très actif et toxique déni du passé esclavagiste et colonial. Réflexion qui interroge aussi et autant son propre rapport, intime et conflictuel, à sa ville natale, à son appartenance et donc à son enfance, sa famille, sa propre trajectoire. Et, bien sûr, le nerf de la guerre pour un écrivain : les mots, le langage, leur rôle et leur puissance ou leur nuisance dans nos représentations de l’Histoire et de la vérité. Où se vérifie que tout est lié, que tout importe au même titre.

À lire - Anne-Marie Garat, Humeur noire, Actes Sud, 2021.

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JOY SORMAN – À LA FOLIE

JOY SORMAN – À LA FOLIE
Lecture à deux voix avec Constance Dollé suivie d’un entretien avec Colombe Boncenne

« Ce jour-là j’ai compris ce qui me troublait. Peut-être moins le spectacle de la douleur, de la déraison, du dénuement, que cette lutte qui ne s’éteint jamais, au bout d’un an comme de vingt, en dépit des traitements qui érodent la volonté et du sens de la défaite, ça ne meurt jamais, c’est la vie qui insiste, dont on ne vient jamais à bout malgré la chambre d’isolement et les injections à haute dose. Tous refusent, contestent, récusent, aucune folie ne les éloigne définitivement de cet élan-là. »

Durant toute une année, Joy Sorman s’est rendue au pavillon 4B d’un hôpital psychiatrique et y a recueilli les paroles de ceux que l’on dit fous et de leurs soignants. De ces hommes et de ces femmes aux existences abîmées, l’auteure a fait un livre dont Franck, Maria, Catherine, Youcef, Barnabé et Robert sont les inoubliables personnages. À la folie est le roman de leur vie enfermée.

À lire – Joy Sorman, À la folie, Flammarion, 2021.