La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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En l’absence de Charles Juliet

Avec Rodolphe Barry, Frédéric Boyer & François Busnel
Lecture par Anne de Boissy

Soirée composée par Arnaud Schwartz
Charles Juliet, né le 30 septembre 1934 à Jujurieux (Ain), est le quatrième enfant d’un couple modeste. À un mois, il est séparé de sa mère, suicidaire et internée dans un hôpital psychiatrique. Délaissé par son père, il sera placé dans une famille d’accueil.

Poète et auteur d’un monumental journal, Charles Juliet est un écrivain de l’intime et de l’introspection. Par sa personnalité et par son style, à la fois dépouillé et solaire, il touche un lectorat large et fervent.

Il a reçu le Grand Prix des lectrices de Elle pour L’Année de l’éveil en 1989, le Prix Goncourt de la poésie pour Moisson en 2013 et le Grand Prix de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre en 2017.

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TXT fête Jean-Pierre Verheggen

Par la revue TXT, avec Christian Prigent, Anne-Christine Royère, Lambert Castellani, Bruno Fern & Jacques Bonnaffé

Auteur d’une œuvre poétique abondante, marquée par des jeux virtuoses sur la langue, Jean-Pierre Verheggen a participé à l’aventure avant-gardiste TXT. Poète oral, son écriture est un concentré d’humour et de dérision. Il écorne la langue, la détourne, pour en extraire la magie invisible, notamment avec des calembours qui, avec le temps, sont devenus anthologiques. En 1995, il est lauréat du Grand prix de l’humour noir pour Ridiculum vitæ et pour l’ensemble de son œuvre. En 2009, L’Oral et Hardi, joué et mis en scène par Jacques Bonnaffé, est récompensé d’un Molière. En 2011, avec son recueil « Poète bin qu’oui, poète bin qu’non ? », il reçoit le prix Robert Ganzo.

À lire – Jean-Pierre Verheggen, Le sourire de Mona Dialysa, Gallimard, 2023

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Karim Kattan & Stéphanie Dujols – Voyages en Palestine, lieu d'impermanence et d'imaginaires

Dans le cadre de Adab – Festival des littératures contemporaines du Maghreb et du Moyen-Orient, organisé par l’iReMMO

L’Eden à l’aube, c’est l’amour fou de Gabriel et d’Isaac dans une Palestine ardue, baroque et fabuleuse. Tandis qu’un étrange vent de sable envahit le pays, Gabriel et Isaac s’aiment, se perdent et se retrouvent, puis décident de partir en vacances… un projet fou dans ce pays morcelé. De Jérusalem à Jéricho, puis au mystérieux village où l’on oublie de mourir jusqu’aux piscines de Salomon, c’est une aventure amoureuse, une recherche de lumière et de liberté.

Karim Kattan, écrivain palestinien né à Jérusalem en 1989 et élevé à Bethléem, est multilingue et publie en français et en anglais. Il est docteur en littérature comparée. Kattan explore une littérature hybride, conjuguant oralité, culture classique, réalisme et merveilleux.

Les espaces sont fragiles, recueil de scènes et de souvenirs de vie de l’auteure en Cisjordanie et à Gaza, dans les décennies 2000 et 2010. De courts chapitres documentent des paysages en voie de disparition ainsi que la vie quotidienne des habitants. L’auteure capture la complexité des lieux et des gens qu’elle a rencontrés, en révélant les réalités politiques sous-jacentes.

Stéphanie Dujols est traductrice et interprète, spécialisée en littérature arabe contemporaine. Depuis plus de trente ans, elle traduit des écrivains arabophones, essentiellement du Proche-Orient, tels Hanan el-Cheikh, Adania Shibli, et Moustafa Khalifé. Elle a enseigné le français à l’université de Naplouse et a été interprète pour des organisations humanitaires.

À lire – Karim Kattan, L’Eden à l’aube, Elyzad, 2024 – Stéphanie Dujols, Les espaces sont fragiles. Carnets de Cisjordanie Palestine 1998-2019, Actes Sud, 2024

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Monique Valcke Strauss – Cours Mirabeau

Entretien mené par Cécile Ladjali

Pris dans la tourmente de la terrible année 1942, deux jeunes enfants nés dans une famille exilée en France, séparés de leurs parents, tentent d’échapper à la barbarie nazie. Dans un élan d’abord intime, Monique Valcke Strauss raconte cette fuite – elle a six ans, elle suit son frère Michel, de quatre ans son aîné, ils se retrouvent en Suisse.

« Qui témoigne pour le témoin ? » (Celan). En réponse au “Poète des poètes”, les étudiants du Programme Baudelaire, sous la direction de Cécile Ladjali, ont échangé avec Monique Valcke Strauss, et l’ont accompagnée dans l’établissement de ce texte. Ainsi ce travail de mémoire à usage personnel devient un document exceptionnel et bouleversant. Un dialogue entre les cultures et les âges qui, à l’heure des séparatismes, recouvre un sens particulier.

À lire – Monique Valcke Strauss, Cours Mirabeau, Actes Sud, 2024

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Rachel Cusk & Delphine de Vigan, une complicité

Entretien mené par Olivia Gesbert

Rachel Cusk et Delphine de Vigan s’apprécient et se lisent mutuellement. Pour fêter la sortie de « Parade », le nouveau roman de l’autrice britannique, les deux écrivaines ont eu envie de partager un moment complice avec le public de la Maison de la Poésie.

Au programme, une lecture à deux voix d’extraits de « Parade » de Rachel Cusk, suivie d’un échange autour de leurs univers littéraires et artistiques, leurs « ateliers d’écriture », leurs influences.

Dans « Parade », quatre destins d’artistes se croisent et se mêlent. Ils ont tous en commun de porter la même initiale, G, et d’être confrontés à la violence dans leur élan créatif. Création artistique, féminité, violence et deuil sont au cœur de ce texte radical et fascinant, toujours à la frontière entre fiction et réalité. Rachel Cusk, qui a reçu le Prix Femina étranger 2022 pour La Dépendance, signe un nouveau roman intellectuellement virevoltant.

À lire – Rachel Cusk, « Parade », trad. de l’anglais (Royaume-Uni) par Blandine Longre, Gallimard, 2024 – Delphine de Vigan, Les Figurants, Gallimard, 2024