La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Philippe Jaenada, L’inconnue du quai de Javel

Entretien mené par Nathalie Crom

Le 6 septembre 1949 au soir, une jolie jeune femme brune est retrouvée morte quai de Javel, en bord de Seine, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Identifiée le lendemain, c’est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Quatre suspects se détachent, mais le commissaire Pinault classe l’affaire faute d’avoir accumulé suffisamment d’indices. Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada reprend l’enquête à partir du dossier et va résoudre ce vrai meurtre, redonnant un visage et une histoire à la jeune femme.

À lire – Philippe Jaenada, L’inconnue du quai de Javel, Flammarion, 2026

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Michel Butor, lecture pour un centenaire

« Du pain sur la planche pour 100 ans »
Lectures par Pierre-François Garel & Sophie Semin Handke

En 1962, Michel Butor termine le deuxième volume de Répertoire, en répondant à la question « Quels sont vos projets immédiats, lointains ? » par cette phrase : « J’ai du pain sur la planche pour cent ans » (« Réponses à Tel Quel », Répertoire II, 1962).

S’il est souvent cité comme une des figures du Nouveau Roman, les romans ne représentent pourtant qu’une toute petite partie du travail d’écrivain de Michel Butor. Il a mis à profit ses presque quatre-vingt-dix années de vie pour construire une bibliographie extraordinairement variée, protéiforme et foisonnante, qui remplit les milliers de pages des douze volumes de ses Œuvres complètes. On y trouve par exemple, parmi l’exploration de multiples formes, des essais et des textes de critique (Répertoire, Improvisations), l’invention d’une géographie poétique (Le Génie du Lieu, Description de San Marco), et toujours des poèmes (Illustrations, Avant-goût, etc.)

Pour fêter l’anniversaire de sa naissance (il aurait eu cent ans le 14 septembre 2026), c’est à une promenade à travers cette œuvre-monde que nous invitent Sophie Semin Handke et Pierre-François Garel en suivant la piste de la poésie.

Dans le cadre du Centenaire Michel Butor, avec le soutien de l’association « Archive : Claude Simon et ses contemporains »

Photo © Philippe Matsas / Opale

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Juan Gabriel Vásquez, Les noms de Feliza

Entretien mené par Camille Thomine

« La sculptrice colombienne Feliza Bursztyn, exilée en France, est morte de tristesse à 22h15, le vendredi 8 janvier, dans un restaurant parisien. »

Juan Gabriel Vásquez s’appuie sur ces mots de Gabriel García Márquez pour embrasser la personnalité d’une femme hors du commun. Est-elle véritablement morte de tristesse ? Sculptrice avant-gardiste, élève de Zadkine, Giacometti et César, amante passionnée, admiratrice de Fidel Castro, elle fit face aux deuils, à la violence politique, aux conventions, à l’exil.
Mêlant la force de caractère de sa protagoniste à la mélancolie de ses derniers jours, ce roman allie faits réels et extrême délicatesse des sentiments. Son but ? Que Feliza ne soit jamais oubliée, d’une manière qui honore ce pour quoi elle n’a cessé de se battre : sa liberté.

À lire – Juan Gabriel Vásquez, Les noms de Feliza, traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon, Le Seuil, 2026

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Claude Guibal, Ce que la guerre fait aux hommes

Conversation animée par Fabrice Rousselot & dialogue avec le public
Soirée présentée en partenariat avec Marcel, dans le cadre du festival Les Traversées du Marais

Hiver 2023. La narratrice, reporter de guerre, part travailler plusieurs mois en Ukraine. La contre-offensive s’est brisée, la guerre s’inscrit dans la durée. Au milieu de gens ordinaires pris dans le chaos, elle raconte la guerre : le courage obstiné des gestes quotidiens, la peur, l’épuisement, mais aussi la joie fragile et l’espoir têtu.

En immersion totale, le récit avance à hauteur d’homme. Par fragments – carnets de reportages en Centrafrique, Proche-Orient, Bosnie, Congo, d’autres fronts s’invitent. Ces allers-retours interrogent la répétition de la violence et ce qui se rejoue d’un front à l’autre. Le livre explore enfin l’après : le retour, l’impossible normalité, l’intenable position du journaliste, pris entre observation et engagement.

Soirée présentée en partenariat avec Marcel, l’application de rencontres littéraires.

Dans le cadre du festival Les Traversées du Marais du réseau Marais Culture +.

À lire – Claude Guibal, Ce que la guerre fait aux hommes, Albin Michel / Radio france, 2026

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Chloé Delaume présente… #2

Bulle poétique mensuelle
Avec Sophie Coiffier, Maël Guesdon & Aurélie Olivier

Un dimanche par mois, durant une heure, Chloé Delaume vous présente ses coups de cœur poétiques. Trois invités pour des lectures à voix nue, et une sélection de textes récemment parus lus, par elle-même.

À lire – Chloé Delaume, Ils appellent ça l’amour, Seuil, 2025 – Par 64 fois j’y ai cru, éditions de l’Ogre, 2025 – Sophie Coiffier, L’Exercice du skieur, éditions L’Ire des Marges, 2024 – Maël Guesdon, Le bien-être par la poésie. Manuel de contre-culture psychique, éditions MF, avec David Christoffel, 2025 – Aurélie Olivier, Cordon tombe, éditions du Commun, 2025

Photo © Aude Boyer