La Maison de la Poésie

La Maison de la Poésie

Scène littéraire

Maison de la Poésie Paris

La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...

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Miriam Toews & Carolin Emcke

Miriam Toews & Carolin Emcke

Rencontre animée par Sophie Joubert – Interprète : Fabienne Gondrand

Deux ans après #Metoo, la voix puissante et singulière de Carolin Emcke, docteur en philosophie, ancienne reporter et éditorialiste pour Die Zeit, nous offre un texte saisissant sur les violences faites aux femmes et le consentement. Quand je dis oui… explore cette question et décrit les relations de pouvoir et l’humiliation qui peuvent surgir sur toutes les scènes sociales ou privées, de la chambre d’hôtel de puissants prédateurs au salon d’un couple en crise.

Avec Ce qu’elles disent, Miriam Toews nous plonge dans un huis clos au sein d’une colonie mennonite de Bolivie. Alors que les hommes sont partis à la ville, huit femmes tiennent une réunion secrète. Depuis quatre ans, nombre d’entre elles sont retrouvées, à l’aube, inconscientes, rouées de coups et violées. Pour ces chrétiens baptistes qui vivent coupés du monde, l’explication est évidente, c’est le diable qui est à l’œuvre. Mais les femmes, elles, le savent : elles sont victimes de la folie des hommes. Inspiré d’un fait divers, ce roman retranscrit les minutes de leur assemblée, leurs questions, leur rage, leurs aspirations…

Deux textes de statuts différents qui dénoncent, chacun à sa façon, les rapports de pouvoirs et la domination masculine au sein d’une société.

À lire – Carolin Emcke, Quand je dis oui..., trad. de l’allemand Alexandre Plateau, Le Seuil, 2019. Miriam Toews, Ce qu’elles disent, trad. de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné, Buchet/Chastel, 2019.

Le Jeudi 3 octobre 2019 - 20H00

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Inculturisme, trois rencontres

« INCULTURISME, TROIS RENCONTRES »

Maylis de Kerangal, Hélène Gaudy, Arno Bertina, Patrice Blouin, Pauline Delwaulle & Baptiste Morizot.

Si entre 2004 et 2011 la revue Inculte a tenté, après d’autres, de jeter des ponts entre des éléments de la pop culture et la littérature ou la philosophie, ça n’a pas été sans en louper quelques-uns dans le même temps. La revue n’existe plus mais le collectif Inculte continue de se passionner pour ces histoires de ponts – le disent assez un livre de Mathias Enard et un autre de Maylis de Kerangal. Nous avons donc invité trois artistes qui explorent, dans leurs œuvres respectives, des questions qui auraient dû nous mobiliser : les blockbusters ou les super héros Marvel (Patrice Blouin) ; le pistage et la rencontre (Baptiste Morizot) ; le paysage et la cartographie (Pauline Delwaulle).

À lire – Baptiste Morizot, Sur la piste animale, Coll. « Mondes sauvages », Actes Sud, 2018 ; Les Diplomates, Wildproject, 2016 – Pauline Delwaulle et Véronique Béland, Malgré les collines, éd. Sun Sun, 2017 – Patrice Blouin, Magie industrielle, éd. Hélium, 2016.

Le Samedi 8 février 2020 - 20H00

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Inculte & Michard, une histoire littéraire - Arno Bertina, Claro, Maylis de Kérangal...

« INCULTE & MICHARD, UNE HISTOIRE LITTÉRAIRE »
Arno Bertina, Claro, Maylis de Kérangal, Mathieu Larnaudie, Mathias Enard & Hélène Gaudy

En marge du colloque consacré à la revue Inculte et au collectif du même nom, il nous a semblé nécessaire de réécrire l’histoire de la littérature à notre sauce. « Inculte et Michard » sera donc l’occasion de reparcourir l’histoire littéraire en plaçant au premier plan des œuvres étranges ou dissidentes, potaches, superbement libres. Du Moyen de parvenir, de Béroalde de Verville (présenté par Arno Bertina), publié en 1616, au Jérôme de Jean-Pierre Martinet (présenté par Claro), en passant par Casanova (Mathias Enard) Louise Labé (Maylis de Kérangal) le groupe des Hydropathes (Mathieu Larnaudie) et Lydia Tchoukovskaïa (Hélène Gaudy), nous tenterons de faire les funambules sur ces branches qui n’ont pas donné de fruits, qui étaient en même temps la branche et le fruit.

À lire – Jean-Pierre Martinet, Jérôme, Finitude – Béroalde de Verville, Le Moyen de parvenir, Folio – Giacomo Casanova, Histoire de ma vie, édition complète (Bouquins, Laffont) ou Anthologie Livre de poche – Louise Labé, Œuvres complètes : Sonnets, Elégies, Débat de folie et d’amour, éd. de François Rigolot, Flammarion, « GF » – Lydia Tchoukovskaïa, La Plongée et Entretiens avec Anna Akhmatova, éd. Le bruit du temps.

Le vendredi 7 février 2020 -20h

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Anne Serre - Grande tiqueté - Lecture par l'auteure et Marie-Armelle Deguy

ANNE SERRE – GRANDE TIQUETÉ

Par l’auteure & Marie-Armelle Deguy

Inventer une langue est le fantasme de beaucoup d’enfants, ou de beaucoup d’écrivains. Anne Serre le fait en tant qu’enfant, et en tant qu’écrivain. Le conte qu’elle écrit l’est dans une langue inconnue, nouvelle, faite des mille choses dont elle a en quelque sorte hérité de son père qui, atteint d’un cancer à la bouche, s’est mis à développer un « sabir » qu’elle seule comprenait. De cet ultime échange, naît ce livre si singulier, qu’on peut lire en essayant de saisir le sens, ou écouter en « suivant la musique ». C’est ce qui est proposé pour cette soirée où l’auteure, accompagnée d’une comédienne, nous donne à entendre cette histoire.

À lire – Anne Serre, Grande tiqueté, Champ Vallon, 2020.
Le Lundi 9 mars 2020 - 21H00

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Jonathan Safran Foer - L’Avenir de la planète commence dans notre assiette

Jonathan Safran Foer
L’Avenir de la planète commence dans notre assiette

Rencontre animée par Nelly Kaprièlian - Interprète : Marguerite Capelle

Le réchauffement climatique est la question cruciale de notre époque. Dans L’avenir de la planète commence dans notre assiette, Jonathan Safran Foer l’affronte à sa façon, une façon surprenante, créative et engagée. L’angle qu’il privilégie est celui de l’élevage intensif des animaux pour la consommation de viande, une aberration écologique et morale aux conséquences désastreuses, qui pourrait bien détruire notre planète. L’auteur analyse avec empathie et humour les défis auxquels nous avons à faire face et propose des solutions concrètes. Avec ce texte qui est peut-être, en fin de compte, un essai très optimiste il nous dit qu’il n’est jamais trop tard pour inverser la tendance.

Né en 1977, Jonathan Safran Foer est l’auteur de Tout est illuminé (L’Olivier, 2003), Extrêmement fort et incroyablement près (L’Olivier, 2006), Faut-il manger les animaux ? (L’Olivier, 2011) et Me Voici (L’Olivier, 2017) qui ont tous rencontré un grand succès public et critique.

À lire – Jonathan Safran Foer, L’Avenir de la planète commence dans notre assiette, trad. de l’anglais (américain) par Marc Amfreville, Éditions de l’Olivier, 2019.
Le Mardi 15 octobre 2019 - 19H00